I. Tremerez clans l'éditiou de i(il
en ont de plus dignes : ils négocient au ciel et en la terre.
III. Mais il est temps de finir cette lettre, et l'accompagner, comme j'ai commencé, de quelque présent. Ce ne sera pas à mes dépens, je frippe* toujours quelque chose dans Epicure. Voici ce que j'ai pris aujourd'hui : « Servez la philosophie, si vous voulez avoir la liberté ^. » Vous n'êtes point remis d'un jour à l'autre. Vous êtes expédié tout aussitôt, parce que c'est la liberté même que la servir. Vous me demanderez pourquoi je prends ces sentences plutôt dans Epicure qu'en notre école. Mais, vous, pourquoi ne les prenez-vous plutôt pour paroles sorties de la bouche de tout un peuple, que de les attribuer à Epicure en particulier? Combien trouvez-vous de choses dans les poètes, que les philosophes ont dites ou dévoient dire ! Je ne parle point des tragédies, ni de nos moralités, de qui la matière a quelque chose de sévère. Mais combien trouvez-vous de belles paroles dans les farces mêmes ! Combien de vers dans Publius*, qui pouvoient avoir lieu dans une tragédie! J'en rapporterai ici un, parce qu'il concerne cette quatrième partie de philosophie que nous venons de traiter. 11 dit que les choses casuellcs ne doivent pas être comptées pour nôtres.
Un bien n'est point à nous, quand les Cieux nous le donnent.
Il me souvient qu'autrefois vous m'en aviez dit un de votre façon sur le même sujet, qui a bien meilleure grâce, et moins de paroles :
Rien n'est à nous que fortune ait fait nôtre.