‹ Œuvres complètes; (volume 2)Chapitre 317 sur 332 · I . En latin : aiiomodo denarlus in cloacam cadit · texte numérisé non relu

I . En latin : aiiomodo denarlus in cloacam cadit

nombre des autres, celui qui a une qualité que les autres n'ont point. Nous sommes tels que ce que nous avons nous fait être. Quand on fait le prix d\m panier de quelque chose, on ne compte point le panier : il ne se parle que de la marchandise; au contraire on le baille ordinairement par-dessus. Quand on étiquette un sac d'argent, on n'y met point le prix du sac : il ne se parle que de l'argent qui est dedans. Il en est de même de ceux-ci qui sont si riches : ils ne sont que les accessoires et les dépendances de leurs revenus. Ce qui fait que le sage est grand, c'est la grandeur de son âme , et par conséquent il demeure vrai que ce qui se peut trouver en la possession d'un homme conlemptible ne se doit point appeler bien; aussi je ne saurois avouer que ce soit bien que l'indolence^ : une cigale et une puce l'ont. Je ne dirai pas non plus que ce soit bien qu'être en repos et n'avoir rien qui nous fâche; car qu'y a-t-il au monde de si en repos qu'un ver ? Voulez-vous savoir ce qui fait un homme sage? Cela même ({ui le fait Dieu. Vous pouvez juger par là s'il faut que ce soit une cause divine, céleste et magnifique. Ce qui véritablement est bien n'est pas chose qui se communique indifféremment à toutes personnes ; tout le monde n'est pas capable de le posséder. Voyez

Qaid (jumque ferat, etc. ^.

Cette distribution de toutes choses par contrées s'est faite

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