‹ Œuvres complètes. Publiées par les soins de la Société mathématique d'AmsterdamChapitre 107 sur 156 · Le développement · texte numérisé non relu

Le développement

Cq Cl , c.

L JL. ZjL

P„ (z) et celui de g" . . ne diffèrent que par les termes en

On en conclut que le développement de

ne diffère de P„ {z) que par des termes en

yn-n' + l :

n' étant le degré de Q„ (z). Par conséquent , dans le prod

les termes en

manquent. Cette condition détermine Qniz), à un facteur constant près. Supposons d'abord n pair et posons

en écrivant que les termes en

manquent dans le produit de Q,2n{ — z) par

il vient

(1) . . . aoCfc + aiCft + i + . . . +a„C/(-f.„^0 (A = 0,l,2,

et, si l'on remarque que Q2n{0) = 1 , on obtient

Cn — 1 Cn Cn-f-1

Cn

Cn + 1

Cn + 1

Pour exprimer plus simplement les formules (1), nous introduirons un symbole S /"(m) dont voici la définition: f(u) étant un polynôme, S /"(M) sera le résultat obtenu en remplaçant dans /"(m) les diverses puissances de u, u% u\ m2, . . . par co, Cl, C2, . . . respectivement. On aura

donc (3)

espectivement. On aura S I M* Q2n (- u)\ = 0 (k = 0, 1, 2, . . . , w— 1).

Dans le cas de n impair , soit

Q2» + i (- «) = A a + /S2«' 4- • • • + /«« + 1 «" "■'. il viendra

Le terme constant dans le produit de Q2n + i ( — «) par

est égal au terme constant de — P2n + 1 ( — 3), c'est-à-dire =: — 1 , donc (5)

çj >Q2» + l(— M)( ,

Cette relation détermine le facteur constant que les formules (4) laissaient indéterminé et

Cn + i

Cn Cn + l

Cn + 2

co

Cl •

Cn

■ Cn + 1

Cn + 1 ■■

Les coefficients des plus hautes puissances de z dans Q,2n{z), Q2n+i(«) sont connus d'après les formules du n" 2.

La comparaison avec (2) et (6) donne dès lors

aïO^. ■ ■a2n =An:Bn, «102. . . a2n+i =B„ : An+i;

si nous introduisons les notations

Co c.

Cn-l Cn

Cn — 1 Cn • • • C2n — 2

on en conclut

» Bn^

Cj C2 ... Cn C2 C3 ... Cn + t

Cn Cn + 1 . ■ • C2n-1

(Ao=Bo=l).

BnB„i A„An+l

Ce sont les formules qui expriment les ai par les c,-.

Le coefficient de z dans Q2n+i (») étant aj + Og + . . . + a2n+i (voir n" 2), il vient, d'après la formule (6),

en posant

An+l

Cs ..

. Cn + l

. Cn+2

Cn + l

Cn + 2 • •

Cn=l.

12. Les expressions des numérateurs P2„{z), P2n+i(») sont un peu plus compliquées, mais s'obtiennent encore aisément par cette remarque que la partie entière de

s exprime par

Il suffit de vérifier cela dans le cas f(£) = »*. On aura ainsi

P.(-,)^-s|^-'-'jI„^-'^|.

Des formules (2) et (6) on déduit alors facilement les expressions suivantes. Posons

Rq = Cq,

Rl = Co2 + Ci,

R2 = Co«2-f-Cia + C2,

Rfc=Co«* + Ci«*-^ + ... + Ct,

on aura

0 Ro

Co Cl

. . Cn

Cl C2

Cg .

• Cn + l

Cn-1 Cn

: Bn,

Ro Rj

Cn + l Cn -1-2

Pour 2 = 0, on conclut de la formule (9)

• An

0 Co .

Co Cl .

. C„-i Cn

Cn — 1 Cn • • • C2n — 1

:Br

A l'égard du symbole S, nous ferons cette remarque à peu près évidente que , V« (m) étant un polynôme du degré n , la valeur de

S|V„(M)J est égale au coefifîcîent de — dans le développement de

Pm(M) Qm(M)'

en supposant w ^ n -f ] , ce que nous écrivons

S|V.(„| = Rés.|v.(-„)|^;}.

D'après cela , on a , par exemple ,

S|QU-»)| = Eé,.JQ|.M|^;-^Jj

= Eé».|Q,.(»)L+%i'%tl(îO{

= Rés.|^"M',=^—

Nous rassemblons ici quelques formules de ce genre

S|mQL(-w)1 =a^;:^U„a2„+i'^«2„+ia2«+2)' s! — Qi„+i(-M)i=^— ' s|^QL+i(-w)j=«i4-»3+ ••+a2„+i,

Voici enfin une dernière remarque : supposons

P2k (g) V^ Mj ^ Q2n(2) -^Z + Xi'

on aura

S(V„(w)!=^MiV„(a;.),

d'où l'on voit que, si le polynôme V„(m) ne devient pas négatif pour M > 0, la valeur du symbole

SlV„(M)| est toujours positive.

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