‹ Œuvres complètes. Publiées par les soins de la Société mathématique d'AmsterdamChapitre 109 sur 156 · On a identiquement · texte numérisé non relu

On a identiquement

/ ,a2feP2fc-i

+ 7 ,a2kQ,2k-

+ ^a2* + iaPi

2ft(2),

Par conséquent ,

en supposant que la série

soit convergente

, les séries

a2*Q2ft-i (a),

sont convergentes lorsque z est réel et positif.

Considérons un domaine quelconque S dans lequel le module de z admet une limite supérieure k qui soit finie. Je dis que les séries précédentes sont uniformément convergentes dans S, et puisque leurs termes sont holomorphes dans S, il s'ensuit qu'elles représentent

dans S des fonctions holomorphes. Il suffira de considérer la première série. On a

^a2kP2k-l{2) < ^ 02*! P2fc-l(2)|n n

Or P2ft i(2) est un polynôme à coefficients positifs; donc

1 P2fc l (Z) 1 < P2fc-1 ( 1 S I ) g P2ft-1 W,

puisque

donc

^«2ftP2A-l(3) <^02ftP2fc-lW.

Or, la série

co

7 a2fcP2fc— 1 W étant convergente, on peut déterminer un nombre v tel que, pourn^v,

2. a2fcP2fc-i W <«}

quel que soit »', s étant aussi petit qu'on le voudra. Pour les mêmes valeurs de n, on aura donc aussi

^ «2ftP2ft-l(2)

et, puisque s est un point quelconque du domaine S, cela montre que la série considérée est uniformément convergente dans S. D'après cela , nous avons

p(z)= ^«2* P2fc-l(2)=limP2n{2),

g (2)= 1 4- ^02ftQ2ft-l(a)=limQ2n(s),

Pj(3)=l 4- ^a2fc + lSP2A(3) = limP2„ + l(s),

5i('^)= ^a2fc+i2Q2fc(s) = limQ2n+i(s),

les quatre fonctions p{z), qiz), Pi{s), Qiiz) étant holomorphes dans tout le plan. Elles sont liées évidemment par la relation

Pi (2) qi2) — P (2) 9i (s) = + 1- 18. Il est clair, d'après ce qui précède, que la série

^a2fcP2fc-l(s)

est absolument convergente, et même que la nouvelle série, obtenue en remplaçant P2ft i (z) par son expression comme polynouie de z, est absolument convergente. Dès lors, dans la nouvelle série, il est permis d'ordonner suivant les puissances de 0, ce qui donnera

Pi«)=^ «* «'

et le coefficient a/, sera la limite du coefficient â/^ de z'' dans P2n(z) (n" 2). Les mêmes conclusions s'appliquent évidemment à q{z), Piiz), qiiz).

Nous venons de voir que P2n{z) tend uniformément vers p{z), et il est clair que p (2) est une fonction continue de z. On peut en conclure que,

étant une suite infinie de nombres et lim Zn^Z (pour n = 00 ) , on aura aussi

limP2»(^;„)=p(Z).

En effet , entourons le point limite Z (supposé fini) par un cercle C. A partir den'^v, z„ sera à l'intérieur du cercle et, à cause de la convergence uniforme , on aura

pour n'^v', z étant un point quelconque situé à l'intérieur de C. D'autre part , z„ tendant vers Z , on aura aussi

\piz„)-piZ)\<e,

à partir de n ^ v". Or,

\F2„{Zn)-p{Z)\<\Pi„iZ„)-p{Z„)\ + \p{Z„)-piZ)\,

et dans la première formule il est permis de remplacer z par Zn ; dès lors , on conclut

pour w ^ N, N étant le plus grand des nombres v, v', v". Enfin on trouvera facilement , par la considération de la série

p{Z-\-h)= 2. C^2fc P2fc - 1 (g + ^)>

qu'il est permis d'ordonner le second membre suivant les puissances de h, et d'en tirer la conclusion qu'il est permis de différentier autant de fois qu'on le voudra la série

P{'^)= ^a2fcP2A-l(2);

on a donc

p'{z) = limP'.„{z),

et la convergence de 'P'zniz) vers p' (z) est uniforme dans tout domaine S oîi l^l est limité. Supposant lim 2„ = Z, on aura aussi

limP^„(2„)=p'(Z).

19. Nous allons obtenir maintenant les fonctions p{z), etc., sous forme de produits infinis , en nous bornant à développer le raisonnement dans le cas de

Les polynômes P ne diffèrent pas au fond des polynômes Q, on a remarqué déjà (n" 3, à la fin) que

P2«(2) = yQ2„l(3), P2„ + l(2) = QL(«),

et dès lors il sera facile d'étendre le résultat que nous allons établir pour q (z) aux fonctions p (z) , Pi (z) , q^ {z). On a

Nous supposerons les Xk rangés par ordre de grandeur croissante ,

^ + f + -.- + J" = ^i<^n ^1 étant le coefficient de z dans le développement

CD

q(z)=^PkzK

Lorsqu'on remplace n par n -}- 1 , nous avons que x^, X2, .-., Xk décroissent , mais il est clair qu'on aura toujours

Xk>-^-

Pi

Par conséquent, pour n^= x>, Xk tendra vers une limite positive que nous désignerons par Xk, et

Je dis d'abord que la série

Aj /.2 /g

est convergente. En effet , soit k un nombre fini quelconque , en prenant w > A, on aura

-L + J__|....4.i->JL + i + ... + ±,

Aj A2 f-k iCj X2 Xk

pui.sque Xi tend vers Xi en diminuant toujours. Mais, d'autre part, Xi étant la limite de Xi, on peut supposer n assez grand pour que la différence

soit inférieure à e, et alors

Ceci prouve que la série V* -j- est convergente et que la somme de

cette série ne saurait surpasser /îj.

Puisque Xk tend vers A^, on a

lira Q2„ (— a;*) = 0 = g (— A^) ; les Afc sont des zéros de la fonction g (— z).

20. Peut-il arriver que plusieurs l soient égaux, qu'on ait par exemple

lu étant < Afc+i, A^+i+i > Aa: + i? Il faut d'abord remarquer que i sera nécessairement fini puisque la série

est convergente. Ensuite, nous pouvons prendre n assez grand pour que

aJi, . . . , «A, flîA+i, . . . , aîfc+i, Xft+i+i diffèrent aussi peu qu'on le voudra de leurs limites

^U'-'J^Ai ^A + l» • • • » Afc + i» ^A + t + l-

Nous pouvons donc supposer que

soient tous dans l'intervalle Ut + i, Aft+i+i).

Ensuite, nous pourrons trouver un nombre n' tel que les racines

ai+i, ai+2, •••, iCA+i de

se trouvent toutes dans l'intervalle

(Afc+i, a;A:+i), ajjfc+j^-i restant toujours supérieur à Xk-^i^i-

De cette façon , on voit que l'intervalle

de deux racines consécutives de Q2n + 2n'(— 2) = 0 renferme les racines

Xk + l, Xk + 2, ■■•, Xk + i

de Q2„ (— z) = 0. Or nous avons vu (n'' 5) que, dans l'intervalle de deux racines consécutives de

il se trouve soit une racine de Q2»(— 2) = 0, soit une racine de P2n (— 2) = 0. On a donc nécessairement î = 1, c'est-à-dire parmi les nombres

il n'y en a point qui soient égaux.

21. Soit e un nombre positif aussi petit qu'on le voudra; le produit

étant convergent pour toute valeur finie de z, il est possible de déterminer un nombre m tel que

Nous supposons ici que z ait quelque valeur finie fixe. Soit

il est clair que

et puis aussi

A cause de

^=n('+i)xn('+^)'

on en conclut facilement

le module de e' étant inférieur à e.

Considérons, d'autre part, pour n>m l'expression

Q.n(^)=ni+^xnK

Xk

il est clair qu'on aura encore

d'oîi l'on conclut

le module de e" étant inférieur à e.

En faisant croître n indéfiniment ,

tendra vers

Dès lors la comparaison des formules (2) et (3) montre que l'on a

limQ2n(a) = ^, c'est-à-dire la fonction holomorphe q {z) peut se mettre sous la forme

RECHERCHES SUR LES FRACTIONS CONTINUES. . i46

Ainsi, la fonction q{s) est du genre zéro, elle n'admet point d'autres zéros que les — ik qui sont des zéros simples. On arrive pour p{z),p^{z), Çi (z) à des conclusions toutes semblables.

22. Pour toute valeur de z qui n'annule pas q{z) ou q^ (z), on a

Q2n + l(2) îi (s)

Nous allons obtenir ces limites encore sous la forme d'une série de fractions simples. Pour cela , considérons la décomposition en fractions simples

P2n(g) Ml Ma , . M

Pour n = oo, Xk tend vers Xh, il s'ensuit que M* tendra aussi vers une limite finie /xk^O,

Il est clair que fik est positif, car, à cause de la relation

Pi («) 3 (2) — iJ (2) 9i (^) = + 1 , les fonctions p (2) et q (z) ne peuvent pas s'annuler pour une même valeur z =: — Xk- La série

i"l + /^ + /*3 + • • • est convergente En effet, prenant w suffisamment grand,

i"i + /"2 4- • • • + /^fc différera aussi peu qu'on le voudra de

M1 + M2 + ... + MA; donc

/^i + • . . + /^fc < Ml + M2 + . . . + Mt + e,

^1 + . . . + ^i < Ml + |- M„ + £ = 4- + «•

Il s'ensuit que la série

est convergente et que la somme de cette série ne saurait surpasser — Cela étant , et puisque les nombres

croissent au delà de toute limite , il est clair que la série

uu

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