‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 185 sur 241 · Comment il · texte numérisé non relu

Comment il

les intervalles autour de la terre et dans ses pores peut être pro qui sont assez grands pour les recevoir , et y sont °^ ' tellement entassées qu'elles s'entre ^touchent et se soutiennent l'une Tautre ; en sorte qu'on n'en peut mouvoir aucune sans mouvoir aussi ses voisines ( si ce n'est peut«^tre qu'on la fasse tourner sur son centre ) , ce qui est cause que , bien que la matière du premier élément achève de remplir tous les recoins où ces parties du second ne peuvent être,* et qu'elle s'y meuve extrêmement vite, toutefois, pendant qu'elle n'y occupe point d'autres plus grands espaces , elle ne peut avoir la force d'emporter avec soi les parties des corps terrestres , et leur faire suivre son cours , ni par conséquent de leur donner la forme du feu , parcequ'elles se soutiennent toutes les unes les autres , et sont soutenues par les parties du second élément qui sont autour d'elles. Mais , afin qu'il commence à y aVoir du feu quelque part, il est besoin que quelque autre force chasse les parties du second élément de quelques uns des intervalles qui sont entre les parties des corps terrestres , afin que, cessant de se soutenir les unes les autres, il y en ait quelqu'une qui se trouve environnée tout autour de la seule matière du premier élément , au moyen de quoi elle doit suivre son cours. . sa.

Puis, afin que le feu ainsi produit ne soit pas

Comment il est conservé.

incontinent éteint, il est besoin que ces parties terrestres soient assez grosses et solides, et assez propres à se mouvoir pour avoir la force , en s'écartant de tous côtés avec l'impétuosité qui leur est communiquée par le premier élément: , de repousser les parties du second qui se .présentent sans cesse pour rentrer en la place du feu, d'où elles ont été chassées, et ainsi empêcher que, se joignant derechef les unes aux autres, elles ne l'éteignent.

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