‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 186 sur 241 · Outre cela, ces parties terrestres, en repoussant · texte numérisé non relu

Outre cela, ces parties terrestres, en repoussant

doit tou- celles du second élément , peuvent bien les empê* qudqiieYo™ ^^^^ ^^ reutTcr dans le lieu où est le feu , mais à consumer, ^jj^g jj^ pcuvent Das être empêchées par elles de

afin de se pou- * * ■ ^

voir entrete- passcr outrc vcrs l'air, où, perdant peu à peu leur agitation, elles cessent d'avoir la forme du feu et prennent celle de la fumée : ce qui est cause que le feu ne peut demeurer long-temps en un même lieu, si ce n'est qu'il y ait quelque corps qu'il consume sdccessivement pour s'entretenir ; et , à cet effet, il est besoin , premièrement , que les parties de ce corps soient tellement disposées qu'elles en puissent être séparées Tune après l'autre par l'action du feu, duquel elles prennent la forme à mesure que celles qui Font se changent en fiimée; puis aussi qu'elles soient en assez grand nombre et assez grosses pour avoir la force de repousser les parties du second élément qui tendent à suf-

quathième partie. Sgg

foquer ce feu , ce que ne pourroient faire celles de l'air seul; c'est pourquoi il ne suffit pas pour l'entretenir.

Mais, afin que ceci puisse être plus parfaitement ^ ^^•

. , , ... . Comment on

entendu, j'expliquerai ici les divers moyens par peutaUumer lesquels le feu a coutume d'être produit, puis nnftwii. aussi toutes les choses qui servent à le conserver, et enfin quels sont les effets qui dépendent de son action. Le plus ordinaire moyen qu'on emploie pour avoir du feu , quand on en manque , est d'en faire sortir d'un caillou en le frappant avec un fusil, ou bien avec un autre caillou : et je crois que la cause du feu, ainsi produit, consiste en ce que les cailloux sont durs et roides ( c'est-à-dire tels que , si on plie tant soit peu quelques unes de leurs parties , elles tendent à se remettre en leur première figure, tout de même qu'un arc qui est bandé) et qu'avec cela ils sont cassants: car, de ce qu'ils sont durs et roides, il arrive qu'en les frappant , plusieurs de leurs petites parties s'approchent quelque peu les unes des autres sans se joindre entièrement pour cela , et que les intervalles qui sont autour d'elles deviennent si étroits que les parties du second élément en sortent toutes, de façon qu'ils ne demeurent remplis que du premier; puis derechef, de ce qu'ils sont roides, sitôt que le coup a cessé, leurs parties tendent à reprendre leur première figure; et, de ce qu'ils sont

cassants , la force dont elles tendent ainsi à retourner en leurs places fait que quelque^ unes se séparent entièrement des autres, au moyen de quoi , ne se trouvant environnées que de la matière du premier élémept, elles se convertissent en feu. Par exemple, on peut penser que les petites boules qu'on voit entre les parties du caillou A * représentent le second élément qui est en ses pores, et que lorsqu'il est frappé d'un fusil, comme on voit vers B , toutes ces petites boules sortent de ses pores, lesquels deviennent si étroits qu'ils ne contiennent que le premier élément; et enfin, qu'après le coup, ces parties du caillou étant rompues tombent en pirouettant, à cause de la violente agitation du premier élément qui les environne, et ainsi composent des étincelles de feu.

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