QUATRIÈME PARTIE
L'autre chose qui est requise pour la durée du ^o'-
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feu est quil y ait auprès de lui quelque corps tières sont
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qui lui lournisse toujours de la matière pour suc- nourrir. céder à la fumée qui en sort ; et à cet effet il faut que ce corps ait en soi plusieurs parties assez déliées, à raison du feu quil doit entretenir, et qui soient jointes entrç elles ou à d'autres plqs grosses , en telle sorte que les parties qui sont déjà embrasées puissent les séparer de ce corps, et aussi des parties du second élément qui sont proches d'elles , afin de leur donner par ce moyen la forme du feu.
Je dis qu'il faut que ce corps ait en soi des par- po^r^^^oiia tièsi assez déliées à comparaison du feu qu'elles flamme de
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doivent entretenir, parcequ elles ne pourroient y brûie point servir si elles étoient si grosses qu'elles ne pus- mouiUé^de sent être mues et séparées par les parties du troi- ^®"* ™^"*^ sieme élément qui composent ce feu , et qui ont d'autant moins de force qu'elles sont plus déliées. Comme on voit qu'ayant mis le feu à de l'eaude-vie dont un linge est mouillé, ce linge n'en peut être brûlé, ni par conséquent nourrir ce feu : dont la raison est que les parties de la flamme qui vient de l'eau-de-vie sont trop déliées et trop foibles pour mouvoir celles du linge ainsi mouillé.
J'ajoute qu'elles doivent être jointes en telle ?^^; sorte que le feu les puisse séparer les unes des quei'eau-de^
4l6 LES PRINCIPES DE LA PHILOSOPHIE.
vie brûle faci- autrcs , ct aussi des parties du second élément qui
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sont proches d elles. Et afin qu elles puissent être séparées les unes des autres , ou bien elles doivent être si petites et si peu jointes ensemble y qu'encore que la flamme ne touche que la superficie du corps qu'elles composent, son action suffise pour les tirer de cette superficie l'une après l'autre ; et c'est ainsi que brûle l'eau-de-vie. Mais le linge est composé de parties trop grosses et trop bien jointes pour être séparées en même façon ; ou bien il doit y avoir plusieurs pores en ce corps qui soient assez grands pour recevoir les parties de la flamme , afin que les parties de la flamme coulant autour des siennes aient plus de force à les séparer : et parcequ'il y a quantité de tels pores dans le linge , de là vient qu'il peut aisément être brûlé , même par la flamme de l'eau-de-vie, lorsqu'il n'est point du tout mouillé ; inais lorsqu'il est mouillé, encore que ce ne soit que d'eau-de-vie , les parties de' cette eau qui ne sont point enflammées remplissent ses pores , et ainsi empêchent celles de la flamme qui est au-dessus d'y entrer. De plus, afin que les parties du corps qui sert à entretenir le feu puissent être séparées du second élément qui les environne, ou bien elles doivent être assez fermement jointes les unes aux autres, en sorte que les parties du second élément résistant moins qu'elles à la flamme en soient chassées les premières , et cette condi-