‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 196 sur 241 · QUATRIÈME PARTIE. /jl · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE. /jl

tion se trouve en tous les corps durs qui. peuvent brûler, ou bien si les parties du corps qui brûle sont si petites et si peu jointes ensemble, qu'encore que la flamme ne touche que la superficie de ce corjps elle ait la force de les séparer, il est besoin qu'elles aient plusieurs petites branches si déliées ' et si proches les unes des autres, qu'il n'y ait que le seul premier élément qui . puisse remplir les petits intervalles qui sont autour d'elles. Et parceque l'eau-de-vie brûle fort aisément, il est à croire que ses parties ont de telles branches, mais qui sont fort comtes ; car si ces branches étoient un peu longues, elles se lieroient les unes aux autres , et ainsi composeroient de l'huile.

L'eau commune est en cela fort différente de 104. Veau-de-vie , car elle est plus propre à éteindre le qnè iC^u feu qu'à l'entretenir ; dont la raison est que ses par- j^j"™^ ties sont assez grosses, et avec cela si glissantes, unies et pliantes, que non seulement les parties du ^second élément qui se joignent à ellesvde tous côtés n'y laissent que fort peu de place pour le premier , mais aussi elles entrent facilement dans les pores des corps qui brûlent , et, en chassant les parties qui ont déjà l'agitation du feu, empêchent que les autres ne s'embrasent.

Toutefois cela dépend de la proportion qui est , î^^; entre la grosseur de ses parties et la violence du qu'elle peut

feu, ou la grandeur des pores du corps qui brûle. fSaragmen- 3. . .27

4 1 8 LES PRINCIPES DJE hA PHILOSOPHIE.

ter, et que CoT ^ €001106 îl A déjà été dît dis la.cbaux vive,

tons les aelft

fontiesem- ciu'elle s'échaii£fe Evec de l'eau fix>ide^ ainsi il y a une espèce de charbon qui en doit être arrosé lorsqu'il brûle, afin que sa flamme en soit plusi vive ; et tous les feux qui sont fort ardents Je deviennent encore plus lorsqu'on jette dessus quelque peu d'eau» Mais si on jette du sel ^ leur ardeur sera encore plus augmentée que par l'eau doiK^e , à cause que les parties du sel étant longues et roides , et s'élançaiu de pointe comme des flèches, ont l^eau-^ coup de force, lorsqu'elles sont enflammées, pour ébranler les parties des corps qu'elles rencontrent. £t c'est pour cette raison qu'on a coutume de mêler certains seb parmi les métaux, pour les fondre plus aisément.

io6. 'M Pour ce qui est du bois et des autres corps durs wnUe»*^îS dont on peut entretenir le feu, ils doiveint être propres à en- composés dc divcrscs parties; quelques unes desquelles soient assez petites , les autres, un peu plus grosses, et qu'il y en ait ainsi par degrés jusques à celles qui sont les plus grosses de toutes ; et il y en doit avoir dont les figures soient assez îrrégulières et comme divisées en plusieurs branches, en sorte qu'il y ait parmi elles d'assez grands pores , afin que les parties du troisième élément qui sont enflammées, entrant en ces pores, puissent. |}remièrement agiter les plus petites^, puis par leur moyen les médiocres, et par le moyen de celles*

ci les . |)lus ; gros^s ; ^t çn. xaé^iQ >. t^cops; ^4^9tôert le second, élément , ppeinièreii>^.nt (}e& jplus. petits pores , puis aussi de tops les autres , et eiifin epiporter avec jsoi toutes les parties de c^.qc^^psy. excep té les plus grosses , qui demeurant et çoinposeiiit les cendres.

Et lorsque les parties qui portent en un rn^me ^^7-

* ■ ^ Pourquoi 11 y

temps du corps qui brûle sont en assez grand nom- » des corps bré pour avoir la force de chasser les parties du se- ment, erd'aàcond élément qui sont en quelque endroit de Tair ^^l^^m proche de ce corps, elles remplissent tout cet. en- i«»«nfl«mme'' droit de flamme : mais si elles sont en trop petit nombre , ce corps brûle sans s'enflammer. £t , s'il est composé de parties si éga)e& et tell^n^ent disposées que les premières qui s'embrasent aient la force d'embraser leurs vqisines en se glissant parmi elles , le feu se conserve en ce corps jusquea à ce qu'il l'ait consumé^ conime on, voit arriver aux mèches dont se servent 1^ soldats pour leurs mousquets.

Mais si les parties de ce corps ne sont point ainsi ^^s.

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