V 1 > 1 Comment Ife
disposées , le leU ne s y conserve quen tant que les fen se çonserplus subtiles qui sont, déjà embrasées , se trouvant c^^n^ engagées entre plusieurs autres plus grosses qui ne le sont pas , oiit besoin de quelque temps pour s'en^ dégager. Ce qu'on expérimente aux charbons , qui, étant couverts de cendres, conservent le feu
pendant quelques heures, par cela seul que ce feu
consiste en l'agitation de certaines parties du troisième élément assez petites, qui ont plusieurs braîiches , et qui , se trouvant engagées entré d'autres plus grosses , n'en peuvent sortir que l'une après l'autre j nonobstant qu'elles soient fort agitées ,.et qui peut-être aussi ont besoin de quelque temps pour être diminuées ou divisées peu à peu par la force de leur agitation avant qu'elles puissent sortir • * des lieux où elles sont.
Ï09- Mais il n'y a rien qui prenne sitôt feu et qui le
« canon , qui retienne moins long - temps que fait la poudre à
he fait de son- * -, . , . i
fre, desaipc- canou ; de quoi on peut voir clairement la cause, W ; et *^pr^ ^^ considérant la nature du soufre , du salpêtre et mièrcment, ^Jn charbou , qui sout les seuls ingrédients dont on la compose. Car, premièrement, le soufre est de soimême extrêmement prompt à s'enflammer, d'autant qu'il est composé des parcelles des sucs aigres ou corrosifs , environnées de la matière huileuse qui se trouve avec eux dans les mines, et qui est divisée en petites branches si déliées et si proches les unes des autres qu'il n'y a que le premier élément qui puisse passer parmi elles ; ce qui fait aussi que pour l'usage de la médecine on estime le soufre fort chaud.
Puis, pour ce qui est du salpêtre , il est composé des parties qui sont toutes longues et roides, ainsi que celles du sel commun, dont elles diffèrent seulement en cela, qu'un de leurs bouts est plus menu
dh soufre.
xfo.
Du salpêtre.