‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 198 sur 241 · QUATRIÈME PARTIE. /l · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE. /l

et plus pointu que l'autre , au lieu que les deux bouts des parties du sel commun sont égaux entre eux ; ce qu'on peut connoître par expérience , tn disant dissoudre , ces deux sels dans de l'eau: car, à, mesure que cette eau s'évapore, les parties du sel Qommun' demeurent couchées sur sa superficie, où elles composent des petits carrésy ainsi qvie j'ai epcpliqué dans les Météores ; mais les parties du salpêtre descendent au fond ou s'attachent aux cotés du vaisseau, et montrent par. là que l'un de leurs bouts est beaucoup plus gros ou plus pesant que l'autre.

Et il faut remarquer qu'il y a telle proportion entre les parties du salpêtre et celles du soufre, ac^cw'dwSlI que bien que celles-ci soient phis petites ou moins «*"«*^^«massives que les autres, toutefois, étant enflammées^ elles ont la force de chasser fort vite tout ce qu'il y a du second élément entre elles et ces autres, et par même moyen de faire que le premier, élément les agite.

Il faut aussi remarquer que c'est principalement ' " le bout le plus pointu de chacune de ces parties du monvemem salpêtre qui se meut pendant qu'elles sont ainsi **JS^|^. " agitées , et qu'il décrit un cercle en tournoyant, au lieu que son autre bout , qui est plus gros et plus pesant, se tient en bas vers le centre de ce cercle : en sorte, par exemple , que si B ' est une par celle

*'• * Voye» plHncheIK, fignre 3.

4 32 LES PRIirCIPÊd DB Là PHILOSOPHIE.

dur salpêtre quï'n'<e»t point encore agitée, G la représente lorsqu'elle comnvence à s'agiter, et que le cercle qti*elle décrit n'est pas encore fort grand'; maiâ il s'augmente incontinent après , fet devient aussi grand qtrtl p'èdt être, cotame on voit vers D, et cependant lés' parties* du soufre' qui ne totiriloient pas e*ï m^ne façon ^ passent^ fort promptelâent plus loin de totis côtés en ligne droite vers les autres parties diï salpêtre', qu'elles enflamment tout-à-coup en même façon en chassant le second élément d*atitbur d'elles.

"^' Ce qui fait déjà voir la cause pourquoi la poudre

flamme d« la à canbttse dilate bcaucoup lorsqu'elle s'enflamme,

pondre se di- , , «• ' . i • •■

late beaucoup, ct aussi pourquoî son eiTort tend en haut , en wS'^Sn ^^^ q^^» lorsqu'elle est bien fine , on la peut faire

tend en haut, bruler'dàns le creux de la main sans en recevoir atidun mal. Car chacune dès parties du salpêtre éhassétoutes' les autres du cercle qu'elle décrit; et eWes â'eiitre-chassent aussi aveft grandfe force , à cause qu'elles sont dures et roides : mais parceque ce Afe soilÉ qite leurs pointes qui décrivent ces cerètes, et qu'elles tendent toujours vers le haut , de là tiefit c(ue èi leur flamme* se peut étendre lïbreiilent ver* là , elle ne brûîe aucunement ce qui e^t Éàtt& ëlte.

"4. An reéte, où tttêïe dil charboh avec le salpêtre

' Mture^du ct le s(5bft<é 5 et dé ces ftôis choses ensemble, hucharbon. xuectécs de quclquc liqueur afin qu'elles se puis-

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