Mais au contraire le feu sèche les. corps qui
ceux qu'il sout composés de parties inégales, plusieurs des^ '^^"d^*^ quelles sont longues, pliantes et glissantes; de façon que, n'étant aucunement attachées à ces corps , elles en sortent aisément lorsque la chaleur du feu les agite. Car, quand on dit d'un corps dur qu'il est sec, cela ne signifie autre chose sinon qu'il ne contient en ses pores ni sur sa superficie aucunes de ces parties unies et glissantes qui , lorsqu'elles sont jointes ensemble, composent de l'eau
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OU quelque autre liqueur. Et parceque ces parties giissante^tant dans les pores des corps durs, les élargissent quelque peu et communiquent leur mouvement aux autres parties de> ces corps , cela diminue ordinairement leur dureté ; mais lorsqu'elles sont chassées par l'action du feu hors de leurs pores ^ cehi fek que leurs autres parties ont coutume de se joindre plus, fort les unes aux autres , et ainsi que ces corps deviennent plus durs, s
Et les parties qui peuvent être chassées hoi*s '*<>.
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des corps terrestres par 1 action du feu sont de tire diverse»
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oivers genres, comme on expérimente tort clai- tiUation. rement par la chimie. Car, outre celles qui sont si mobiles et si petites qu'elles ne composent étant seules aucun autre corps que de l'air, il y en a d'autres , tant soit peu plus grosses , qui sortent fort aisément hors de ces corps; à savoir celles qiii , étant ramassées et jointes ensemble par le moyen d'un alambic, composent des eaux-de-vie, telles qu'on a coutume de les tirer du vin, du blé et de quantité d'autres matières; puis il y en a d'autres un peu plus grosses, dont se composent les eaux douces et insipides qu'on tire aussi par distillation hors des plantes ou des autres corps ; et il y en a encore d'autres un peu* plus grosses qui composent les eaux-fortes , et se tirent des sels avec grande violence de feu.
430 LES PRIJ^CiPE^ DE hà. PHiLOSOPHIE.