Derechef y il y eu a<|ui sont 6ueore«|)lus grosses
tirr^i de^ à savoir cell^ des sel*, lorsqu'elles, den^ii^t'enr d^'^t!! tières, et celles de l'argent vif, qui, étSitélevées par l'ax^on d'un assez; grand feu , ne demeiBrent pas liqmdes, maiâ«, s'attaohant au haut du vaisseau qui les QOQtient, y coûiposent des subliinès..Les*dermèrest, ou celles qui soiftent a^ec.plus de difficulté des corp$durset sec»., sont les huiles; et ce n'est pas tant par la violence du feu que par un peu d'industlie qu'elles en peuvent être tirées : car, d'autant que leurs parties sont fort déliées, et ont des figures fort' embarrassantes , l'action d'un grand ' feu les feroit rompre et changeroit entièrement leur nature, en les tirant avec force d'entre les autres parties des corps où elles* sont ; mais on a coutume de tremper ces corps dans une. grande quantité d'eau commune, dont (es parties qui sont unies et glissantes s'insinuent fort aisément dans leurs pores et en détachent peu à peu 1^ parties des huiles , en sorte que cette eau , montant par après, par l'alambic , les amène tout entières avec soi. .
^^^' Or, en toutes ces distillations, le degré du feu se
Qa'en aug- , ,
mentant on doit obscrvcr; cax selou qu'on le fait plus ou moins
force" dT*feu ardent , les effets qu'il produit sont divers : et il y
on change ^ plusieurs corps ou'on peut rendre fort secs , et
souvent son * j. * x ^
effet.. par après tirer d'eux diverses liqueurs par distillation, lorsqu'on les expose au commencement à un
QUATRIÈME PARXIB. 4^'
feu lent lequel op augmente après peu à peu^.qui seroient fondus d'abord, en sorte qu'on ne pourrolt tirer d'eux les mêmes liqueurs s'ils étoient expos^$ à un grand feu.
^ : Et ce n'est pas seulement le degré du feu, mais 1^3.
• 1^ 119 1* '• .1 Gomment on
^ussi la iaçon de 1 appliquer qui peut cn^ger ses calcine pl^. effets. Ainsi on vqit plusieurs corps qui se fondent «««^«on?»lorsque, toutes leurs parties sont échauffées également, et qui se calcinent ou convertissent en chaux lorsqu'une flainme fort ardente ^git seulement confre leur superficie , d'où séparant quelques parties elle fait que les autres demeurent en poudre. Car, selon la façon de parler des chimistes, on dit qu'un corps dur est calciné lorsqu'il est ainsi mis. en poujdre par .l'action du feu; en *
sorte qu'il n'y a point d'autre différence entre les cendries et la chaux, sinon que les cendres sont ce qui reste des corps entièrement brûlés après que le feu en a séparé beaucoup de parties qui ont servi à l'entreteniç, et que la chaux est ce qui reste de ceux qu'il a pulvérisés, sans en pouvoir séparer que peu de parties qui servoient de liaison aux autres.
Au reste , le dernier et l'un des principaux effets "4.
,., . • , Comment se
du feu est qu il peut convertir toutes sortes de cen- fiât ic verre. dr^ et de chaux en verre. Car les cendres et la chaux n'étant autre chose que ce qui reste des corps lurùlés, après que le feu en a fait sortir tou-
tes les parties qui étoient assez petite» pour être chassées ou rompues par lui , toutes leurs parties sont si solides et si grosses qu'elles ne sauroient être élevées comme les vapeurs par son action , et avec cela elles ont pour la plupart des figures assez irrégulières et inégales : ce qui fait que , bien qu'elles soient appuyées l'une sur l'autre et s'entresoutiennent, elles ne s'attachent point toutefois les unes aux autres et même ne se touchent pas immédiatement , si ce n'est peut être en quelques points extrêmement petits. Mais lorsqu'elles cuisent par après dans un feu fort ardent, c'est-à-dire lorsque plusieurs parties du troisième élément moindres qu'elles, et plusieurs de celles du second, qui, étant agitées par le premier, composent ce feu , passent avec très grande vitesse de tous cotés parmi elles , cela fait que les pointes de leurs angles s'émoussent peu à peu, et que leurs petites superficies s'aplanissent, et peut-être aussi que quelques unes de ces parties se plient; erf sorte qu'elles peuvent enfin couler de biais les unes sur les autres, et ainsi se toucher immédiatement, non pas seulement en des points , mais aussi en quelques unes de leurs superficies, par lesquelles demeurant jointes elles composent le verre.