QUATRIÈME PARTIE
fort l'un de l'autre qu'il ne demeure quelq<ue peu d'espace entre deux, qui est occupé par le second élément ; mais que , lorsqu'ils coulent de biais l'un sur l'autre , leurs superficies se peuvent entièrement joindre. Par exemple , si les corps B et C s'approchent l'un de l'autre suivant la ligne droite AD, les parties du second élément qui se trouvent entre deux n'en peuvent être chassées, c'est pour* quoi elles empêchent qu'ils ne se touchent^ mais les corps G et H qui viennent l'un vers l'autre suivant la ligne EF , se peuvent tellement joindre , qu'il ne demeiu^e rien entre deux , au moins si leurs superficies sont toutes plates et polies ; et si elles ne le sont pas , le mouvement dont elles glissent ainsi l'une sur l'autre fait que peu à peu elles le deviennent. Ainsi les corps B et C représentent la façon dont les parties des cendres sont jointes ensemble, et G et H représentent celle dont se joignent les parties du verre. Et de la seule différence qui est entre ces deux façons de se joindre, dont il est évident que la première est dans les cendres, et que la secon()e y doit être introduite par une Icmgue et violente agitation du feu , on peut cbnnoitre parfaitement la nature du verre , et rendre raison de toutes ses propriétés.
- La première de ses propriétés est qu'il est li- laô. quide lorsqu'il est fort échauffé par le feu , et peut e^^'S^^j^ 'e
■ Voyez planche IX, figure 4.
giaantioM- aisémeiit recevoir toutes sortes de %ures, lesquels
qu'il est em- ^ .
brasé. les il retient étaat refroidi ; et même qu'il peut être tiré en filets au»$i déliés que des cbeveux. tl est liquide ^ k cause que l'action du feu ayant déjà eu la force de faire couler ses partiel lune sur l'autre pour les polir et pliei" , et ainsi les dian|;er de cendres en verre ^ à infailliblement aussi lafor<:6 de les mouvoir séparément l'une de l'autre ; et tous les corps que le feu a rendus liquides ont cela de commun , qu'ils prennent aisément toutes les fi^ gures qu'on leur veut donner ^ à cause que leurs petites, parties qui sont alors en continuelle agi-* tation s'y accommodent; et en se refroidissant ils retiennent la dernière qu'on leur a donnée , à cause que le mouvement dé leurs parties est arrêté par leâroid. Mais outre pela le verre est comme gluant, en sorte qu'il peut être tiré t^ filets sans se rom-» pre, pendant qu'il est encore chaud et qu'il com^ mence à se refroidir; dont la raison est que, ses parties étant mues de telle façon qu'elles glissent continuellement les unels sur des autres , il leur est plus aisé de continuer ce mouvement, et aiosî de s'étendre en filets, que non pas de se séparer. ta?. Une ajjtre propriété du terre est qu'étant froid
est fort dur il cst fort dur, et avec cela £ort cassant, et même étant firoid. ^,jj ^^ d'autâut plus cass^ut qu'il est plus promp-
tement devenu froid» La cause de sa dureté est que chacune de ses parties est si grosse et si dure ,