w n • r \* ^ .1 -1 • emmêlées des
cequ ayant des ngures u*reguueres , et les chemms ^^^^ ^^ par où elles passoient étant inégaux, elles ont roulé en montant et se sont tournées tantôt sur un coté , tantôt sur un autre, et que, lorsque leur situation a été telle que les parties cannelées (qui, sortant avec grande vitesse de la terre intérieure, cherchent en toute l'extérieure les passages qui sont les plus propres |>our les recevoir ) ont rencontré ceux qui étoient en ces parcelles du fer tournés à contre-sens, soit qu'ils fussent entiers ou non , elles ont fait rebrousser les pointes de ces petites branches que j'ai dit être couchées dans leurs replis , et ont fait peu à peu qu'elles se sont entièrement renversées , en sorte qu'elles ont pu entrer par le côté de ces pores par où elles sortoient auparavant ; et que , lorsque par après la situation de ces parcelles du fer a été changée, l'action des parties cannelées a fait derechef que les petites branches qui avancent dans leurs pores se sont couchées de l'autre côté ;
el, enfin , que lorsqu'il est arrivé que ces petites branches ont été aimi repliées plusieurs fois, maintenant sur un côté , ^ après sur le côté contrdre^ elles ont acquis une grantie facilité à pouvoir par* après derechef être repliées d'un côté sur l'autre. oueife^diffé. ^ "^ différence qui est entre Taimant et le fer rence 11 y a consisl?e eu cc ouc ks parcelles dont le fer est cometiei^r. posé out aiusi Changé plusieurs fois de situation depuis qu'elles sont sorties de la terre intérieure , \ ce qui est cause que les petites pointes qui avan*cent dans les replis de leur^ pores peuvent aisément être renversées de tous côtés ; et qu'au contraire celles de l'aimant ont retenu toujours , ou du mcMus fort long^temps , une même situation , œ qui est cau^e que les pointes des branches qui sont en leurs pores ne peuvent que difficilement être renversées. Ainsi l'aimant et le fer participent beau*coup de la nature l'un de l'autre, et ce ne sont que ces parcelles de la terre intérieure dans lesquelles il y a des pores propres à recevoir les parties cannelées qjai leur donnent la forme , bien qu'ordinairement il y ait beaucoup d'autre matière mêlée avec elles , non seulement en h. mine de fer , d'où cette autre matière e^t ai&ément séparée par la fonie ^ mais encore plt^s en l^aimant ; car souvent la cause qui a fait que les parcelles de l'aimant ont plus long- temps demeuré en une même situation que les parcelles qui composent le fer eait qu'elles
mine.
QCATRliM£ PAUTIfi. 44?
sont énj^âgées entre les parties de quelque pierre fort dure , et cela fait aussi quelquefois qu'il est presque impossible de leà fondre pour en faire du fer ^ à iause qu'elles sont plutôt calcitiées et consumées par le feu que dégagées des lieux où elles sont»
Pour ce qui est de la mine de fer, lorsqu'on la ^ ^^\
& 7 j. Comment on
fait fondre afin de la convertir en fer ou en acier, f»»^ d"/*"^ <^^
de l'acier en
il faut pesser que les parcelles du métal , étant agi- fondant la tées par la ehaleur, se dégagent premièrement des autres tnatières avec qui elles sont métées , et ne cessent après de se retouer séparément les unes des autres jusques à oe que leurs superficies, où les moitiés des conduits ci-dessus décrits sont im-^ primées , soient tellement ajustées les unes aux au* très que œs Conduits s'y trouvent entiers. Mais, lorsque cela est , les parties cannelées , qui ne sont pas en moins grand nombre dans le feu que dans tous les autres corps terrestres, prenant incon* tiœnt leur cours par dedans ces conduits , empê^ ♦ cbent que les petites superficies , par la^ conjonction desquelles ils sont faits , ne changent si aisé^ iMtit de situation qu'elles faisoient auparavant; outre que leur mutud attouchement, et la force de la pessodteur qui presse toutes les parties du métal l'une <:ontm l'autre , aident à les retenir ain^ jointes. Et > parceque cependant ces parties du métal ne laissent pas de continuer à être agitées par le
feu, cela fait que plusieurs s'accordent ensemble à suivre un même fnouvement, et ainsi que toute la liqueur du métal fondu se divise en plusieurs petits tas ou petites gouttes dont les superficies deviennent polies. Car toutes les parcelles du métal , qui sont en quelque feçcTn jointes ensemble , composent une de ces gouttes , laquelle étant pressée de tous côtés par les autres gouttes qui l'environnent, et qui se meuvent en autre sens qu'elle , pas une de ces pointes ou branches de ces parcelles ne sauroit avancer tant sqI peu plus que les autres hors de sa superficie qu'elle ne soit incontinent repoussée vers son centre par les autres gouttes , ce qui polit cette superficie ; et cela fait aussi que les parcelles qui composent chaque goutte se resserrent et se joignent d'autant mieui: ensemble. ï4'- , Lorsque le métal est ainsi fondu et divisé en
Ponrquoi la- ^ *■
cier est fort petites gouttcs qui se défont sans cesse et se re- ^^ ^ ^ font pendant qu'il demeure liquide , si on le fait pron^ptement refroidir il devient de l'acier, qui est fort dur et roide , et cassant à peu près comme le verre. Il est dur, à cause que ses parties sont fort étroitement jointes; il est roide et fait ressort , à cause que ce n'est pas l'arrangement de ses parties , mais seulement la figure de ses pores qu'on peut changer en le pliant, ainsi qu'il a tantôt été dit du verre; et il est cassant, à cause que les petites
et cassant