QUATRIÈME PARTIE
gouttes dont il est composé ne sont jointes que par Tattouchement de leurs superficies, lesquelles ne se touchent immédiatement qu'en fort peu de petites parties.
Mais toutes les mines dont on tire du fer ne sont 0^^^^ jiffépas propres à faire de bon acier , et la mine dont «"cnce a y a
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on en peut faire de très bon ne donne que de pie fer et rasimple fer lorsqu'on la fait fondre à un feu qui n'est pas tempéré comme il faut. Car^ isi les parcelles de la mine sont trop rudes et inégales , en sorte qu'elles s'accrochent les unes aux autres avant qu'elles aient eu le loisir d ajuster leurs petites superficies, et se distinguer en plusieurs petites gouttes en la f^pn que j'ai expliquée ; ou bien sî le feu n'est pas assez fort pour faire que la mine fondue se distingue ainsi en plusieurs gouttes, et que les parcelles de chacune de ces gouttes se resserrent ensemble ; ou , enfin , s'il est si violent qu'il trouble leur juste situation , elles ne composent pas de l'a* cier, mais seulement du fer commun.
Et lorsqu'on a de l'acier déjà fait , si on le re- Q^gUe^^^jt i^ met dans le feu , il ne peut pas aisément être re- ^^^^ des difondu et rendu semblable au fer commun, à cause pes qu'on que les petites gouttes dont il a été composé sont ^^"^^ "* trop grosses et trop solides pour être renauées tout entières par l'action du feu, et que les parcelles de chacune de ces gouttes sont aussi trop bien jointes et trop serrées pour être tout à-fait
cier.
45o LFS PRINCIPES DE LÀ PHILOSOPHIE.
séparées par cette rnêrae action : mais il peut être ramolli , à cause que toutes ses parties sont ébran* lées par la chaleur. Et si on le laisse par après refroidir assez lentement , il ne devient point si dur , si roide et si cassant comme il a été, mais demeure mou et pliant comme du fer ; dont la raison est que , pendant qu'il se refroidit , les petites branches des parcelles qui composent chacune de ses gouttes , et que j'ai 4it être repoussées en dedans par l'action des autres gouttes qui l'environnent , ont le loisir, ^ mesure que la force de cette action diminue , de s'avancer quelque peu hors de sa superficie (suivant en cela leur plus naturelle situa-> tion ) , et par ce moyen jfle s'accrochej^et s'entrelacer avec celles qui s'avancent en même façon hors des superficies des autres gouttes : ce qui fait que les parcelles de chaque goutte ne sont plus si étroitement jointes et resserrées ensemble , et aussi que ces gouttes ne se touchent plus immédiatement , mais sont seulement liées' par les petites pointes ou branches qui sortent de leurs superficies, au moyen de quoi l'acier n'est plus si dur , ni si roide, ni si cassant comme il a été. Mais il demeure toujours cette différence entre l'acier et le simple fer , qu'on lui peut rendre sa première du^ reté en le faisant rougir dans le feu et après refroidir tout-à-coup ; au lieu que le fer commun ne peut être lendu si dur en même façon ; dont la