‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 46 sur 241 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

égaux à deux droits ; de même , de cela seul qu elle aperçoit que l'existence nécessaire et éternelle est comprise dans l'idée qu'elle a d'un être tout parfait, elle doit conclure que cet être tout parfait est ou existe.

Elle pourra s'assurer encore mieux de la vérité i5. de cette conclusion , si elle prend garde qu'elle n'a dté a'êlrc point en soi l'idée ou la notion d'aucune autre "^Z^J^uZ chose où elle puisse reconnoître une existence qui ^^^ *3P« ^^

*■ ^ avons des av-

soit ainsi absolument nécessaire; car de cela seul très choses,

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elle saura que 1 idée d un être tout partait n est point ^lcnt le pou-^ en eUe par une fiction , comme celle qui représente ^^^ une chimère, mais qu'au contraire elle y est empreinte par une nature immuable et vraie, et qui doit nécessairement exister , parcequ'elle ne peut être conçue qu'avec une existence nécessaire. ,

Notre âme ou notre pensée n'auroit pas de ^ \^' ,

A ^ Que les pre-

peine à se persuader cette vérité si elle étoit libre jagé» empê-

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de ses préjugés : m^s , d autant que nous sommes sieurs ne conaccoutumés à distinguer en toutes les autres cho- ^e^t* cette ses l'essence de l'existence i et que nous pouvons nécessité d'è-

•■• ■■• tre qui est en

feindre à plaisir plusieurs idées de choses qui Dieu. peut-être n'ont jamais été et qui ne seront peutêtre jamais, lorsque nous n'élevons pas comme il faut notre esprit à la contemplation de cet être tout parfait, il se peut faire que nous doutions si l'idée que nous avons de lui o'est pas l'une de celles que nous feignons quand bon nous semble,

OU qui sont possibles encore que l'existence ne soit

pas nécessairement comprise en leur nature.

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