‹ OEuvres de Descartes, publiées (volume 4)Chapitre 9 sur 241 · De la distinction qui se fait par la pensée · texte numérisé non relu

De la distinction qui se fait par la pensée

63. Comment on peut avoir des notions distinctes de l'extension et de la pensée, en tant que l'une constitue la nature du corps , et l'autre celle de l'âme.

64. Comment on peut aussi les concevoir distinctement en les prenant pour des modes ou attributs de ces substances.

65. Comment on conçoit aussi leurs diverses propriétés ou attributs.

66. Que nous avons aussi des notions distinctes de nos sentiments, de nos affections et de nos appétits, bien que souvent nous nous trompions aux jugements que nous ea faisons. .

67. Que souvent même nous nous trompons en jugeant que nous sentons de la douleur en quelque partie de notre corps.

68. Comment on doit distinguer en telles choses ce en quoi on peut se tromper d'avec ce qu'on conçoit clairement.

- 69. Qu'on connoît tout autrement les grandeurs, les figures, etc., que les couleurs et les douleurs, etc.

70. Que nous pouvons juger en deux façons des choses sensibles, par l'une desquelles nous, tombons en erreur, et par l'autre nous l'évitons.

71. Que la préthière^fpiindpaleviAUS^ de nos erreurs sont les préjugés de ttôltre enfance. »

7^. Que la èeeonde est qne ti&ias ne pouvons oublier Jces préjugés. ^ ^

73. Là troisiènfte, que nbtiii esprit se fatigue quand il se rend attètotif à toiiftes les choses cj^nt aous jugeons.

74. La quatrième , que nous attachons nos pensées à des pa* rôles qui ne les expriment pas exactement.

75. Abrégé ^e tout ce qu'on dovt xibserver pour bien pliilosopher«

76. Que nous devons préférer l'autorité «divine à nos raisonnements , et ne rieb t^èât^ d^ oe^qm n'est pas vé^éAé que no«s ne le connoissions fort clairement.

DES PJeLlNGIPB€^ DES CHOSES MATEaiEI^LES.

I. Queil^es Faisons me font savoir certainement qu'il y a des corps.

a. Comment nous savoBS aussi que notre âmç est jointe à «m corps. f

3. Que nos sens «e nou&6nsei^^ientp«s la nature des choses, mMs seulement ce en qaoi«ties «ous sont utiles eu nuisibles.

4. Que oe n'/est pas ia pesanteur, ni la dureté , ni la couleur, etc.) •qui constitue la nature ducm^s, mais l'extension seule.

5. Que cette vérité est obscurcie par les opinions dont on est préoccupé touchant la raréfacticm et le vide.

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