Enfin , nous devons penser que les centrer des
Que les mou- ^ ^^ ^ • ^ ^ x * *
vements des plaiictcs uc soiit pomt tous exactement en un même
plan , et que les cercles qu'elles décrivent ne sont ci«n^ ne sont
V» 1 • »•! > r P** parfaite-
point parfaitement ronds , mais qu il s en faut tou- ment circn-
jours quelque peu que cela ne soit exact, et même que le tempis y apporte sans cesse du changement, ainsi que nôu» voyons arriver eji tous les autres effets de la nature.
De façon que si cette figure nous représente le 35. plan dans lequel est le cercle que le centre de la pUnètes' ne terre décrit chaque année, lequel on nomme le plan ^^o^^TOTua de l^cliptique , on doit penser que chacune des ^^^^ p****autres planètes fait son cours dans un autre plan quelque peu incliné sur celui-ci, et qui le coupe par une hgne qui ne passe pas loin du centre du soleil, et que les diverses inclinations de ces plans sont déterminées par le moyen des étoiles fixes. Par exemple, le plan dans lequel est maintenant la route de Saturne coupe Técliptique vis-à-vis des signes de récrevisse et du capricorne , et est incliné vers le nord vis-à-vis de la balance, et vers le sud vis-à-vis du bélier , et l'angle qu'il fait avec le plan de l'écliptiqiie, en s'inclinant de la sorte, est environ de deux degi^és et demi. De même , les autres planètes font leur cours en des plans qui coupent celui de l'écliptique en d'autres endroits ; mais l'indination est moindre en ceux de Jupiter et de Mars qu'elle n'est en celui de Saturne ; elle est environ d'un degré plus grande en celui de Vénus , et elle est beaucoup plus grande en celui de Mercure , où
202 LES pilNGIPES DE liA PHILOSOPHIE.
elle est presque de sept degrés. De plus , les taches qui paroissent sur la superficie du soleil y font aussi leurs cours eu des plans inclinés à celui de l'écliptique de sept degrés ou davantage , au moins si les observations du P. Scheiner sont vraies; et t ^ il les a faites avec tant de soin qu'il ne semble pas qu'on en doive désirer d'autres que les siennes sur cette matière. La lune aussi fait son cours autour de la terre dans uii plan incliné de cinq degrés sur celui de Técliptique ; et enfin la terre même est portée autour- de son centre suivant le plan de Téquateur^ lequel elle transfère partout avec soi , et qui est écarté de vingt-trois degrés et demi de celui de l'éclip tique. Or on nomme la latitude des planètes la quantité des degrés qui se comptent ainsi entre Fécliptique et les endroits de leurs plans ou elles se trouvent.
„ 3^- Mais le circuit qu elles font autour du soleil se
£tq[aecha- -"^ . ^
cane n'est pas nommc Icur longitudc, en laquelle il y a aussi de
tonjoors éga- iv ^ i •. / >r. . ^ • i
lement éioi- 1 irregulantc , en ce que, n étant pas toujours à gnecd'Dn ^lêmc distauce du soleil, elles ne semblent pas se
même centre. ' *
mouvoir toujours à son égard de même vitesse. Car, au siècle où nous sommes , Satutne est plus éloigné du soleil, lorsqu'il est au signe du sagittaire que lorsqu'il est au signe des gémeaux, d'environ la vingtième partie de la distance qui est entre euK^ et lorsque Jupiter est en la balance , il en est plus éloigné que lorsqu'il est au bélier; et ainsi les autres