TROISIÈME PARTIE. âo
planètes se trouvent en des lieux différents , et ne sont pas vis4i*vis des mêmes signes, lorsqu'elles sont aux endroits où elles s'approchent ou s'éloignent le plus du soleil. Mais après (|aelques siècles toutes ces choses seront autrement disposées qu'elles ne sont à présent , et ceux qui seront alors pourront remarquer que les planètes , et la terre aussi , couperont le plan où est iliaintenant l'écliptique en des lieux différents de ceux où elles le coupent à pré* sent , et qu'elles s'en écarteront un peu plus ou moins , et ne sei^ont pas vis^à-vis des mêmes signes où elles se trouvent maintenant, lorsqu'elles sont plus ou moins éloignées du soleil.
Ensuite de quoi il n'est pas besoin que fexplique 27.
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comment on peut entendre par cette hypothèse que phénomènes se font les jours et les nuits, les étés et Ifes hivers, ^^il^és patle croissant et le décours de la lune , les éclipses , l'î^ypo^^^èf®
' Fi ' ICI proposée.
les stations et rétrogradations des planètes , l'avancement des équinoxes, la variation qu'on remarque en l'obliquité de FécUptique, et choses s^nblables; aar il n'y a rien en cela qui ne soit facile à ceux qui sont un peu verséaen l'astronomie.
Mais je dirai encore ici en peu de mots com- 38. ment par l'hypothèse de Tycho, qui est reçue com- i^h^o^hètr munément par ceux qui rejettent celle de Copernic, ^f T^^}^^ » ^^'
A A J 1 ' doit dire que
on attribue plus de mouvement à la terre que par la terre se l'autre. Premièrement , il faut que , pendant que la de^on centre.. terre, selon ropinion de Tycho, demeure immobile.
le ciel avec les étoiles tourné autour d'elle chaque jour; ce qu'on ne sauroit entendre sans concevoir aussi que toutes les parties de la terre sont séparées de toutes les parties du ciel qu'elles touchoient auparavant , et que de moment en moment elles en touchent d'autres; et parceque cette séparation est réciproque, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, et qu'il faut qu'il y ait autant de force ou d'action en la terre comme au ciel , je ne vois rien qui nous oblige à croire que le ciel soit plutôt mû que la terre; au contraire, nous avons bien plus de raison d'attribuer ce mouvement à la terre , parœque la séparatidh se fait en toute sa superficie , et non pas de même en toute la superficie du ciel , mais seulement en la concave qui touche la terre et qui est extretnement petite à comparaison de la con* vexe. Et n'importe qu'ils disent que, selon leur opinion , la superficie convexe du ciel étoile est aussi bien séparée du ciel qui l'environne , à savoir du cristallin ou de l'empyrée, comme la superficie con*cave du même ciel l'est de la terre , et que pour cela ils attribuent le mouvement au ciel plutôt qu'à la terre ; car ils n'ont aucune preuve qui fasse paroître cette séparation de toute la superficie convexe du ciel étoile d'avec l'autre ciel qui l'environne , mais ils la feignent à plaisir : et ainsi , par leur hypothèse, la raison pour laquelle on doit attribuer le mouvement au ciel et le repos à la terre est iraar