‹ Œuvres de Georges HumbertChapitre 46 sur 192 · I. — Theoremes gen6raux · texte numérisé non relu

I. — Theoremes gen6raux

1. Soit une fonction f(t), holomorphe dans tout le plan etsatisfaisant aux relations

iizt ... (i) '

ou n designe un entier positif, w et co' des quantites arbitraires, telles

que le coefficient de \J — i dans le rapport — soit positif. On peut poser

m = — oo

tion Iineaire et homogene des n f'onctions

et la relation (2) montre que Am = km n. La fonction f(i) est done fonclogene des n /, = +-.

An-t- 71 h 2 1 An + 1) ■

^ (/,7i)-;iT H2(A'rt

11 n'existc entre ces fonctions, d'apres la forme meme de leurs develop-

SUR LES COURBES nE fJENRE UN.

pements, aucune relation lineaire et homogene. Nous allons les remplacer par de nouvelles fonctions, d'expression plus simple, jouissant des memes proprietes.

Soit 03(/) la fonction

p etant un entier quelconque; on a

c'est-a-dire

(\ ' /'7T /It

«+jB^)=e?TR1(0 + /';rRs(i) + -.. + e "~ T R„- . (0 + R« (0-

En donnant a p les valeurs o, i, — i, on obtient n equations de

cette forme, d'ou Ton deduira les expressions de R,(/), . .., R„(0 on fonction lineaire et homogene de 0.,(/), 04 -+- (n — i)^J> si Ic determinant

n'est pas nul.

Or, en posant

•! ( n — 1 I /' It

k (n — 11 /it

2 in — 1 Wit

2/ it

2 i n — I) > It

ce determinant devient

c'est-a-dire lc produit des differences

(a/, — ay); k,J = i,

oil vr.KS l)E GEORGES HUMBERT.

Mais on ne pent avoir

Ot/, — CXj — o

que si

/.• — /=o (mod/?),

relation impossible, puisque X- et j sont inferieurs a /z.

On exprimera done R, (t), . . . , R„(*) en fonction lineaire ethomogene de 0.,u), 83. t-\-(n — 1)- » et, comrne il n'existe pas de relation

lineaire ethomogene entre R,, Rn, il n'existera aucune relation de celte nature entre les nouvelles fonctions. Do la resulte le theoreme suivant :

2. Theoreme 1. — Toute fonction f{t), holomorphc dans tout le plan et verifiant les relations

iITt . (1)'

f(t+ nu')=/(t)e"i"~~n

s'exprime lineairement en fonction des n fonctions P,(t), Vn(t), definies par V equation

Il nexisle entre ces n fonctions aucunc relation lineaire et homogene. Elles satisfont aux relations

PA(f+0>) =P/.(0,

1 i'u [c + oj ) = ridi },

j Pk(l + «m') = P*(0«"!

\ Pk(t -t-o)') =Vk(t)e~~S

iTZI .to' , ITZ

iTC —2 A — 1| —

3. Theoreme II. — Toute fonction lineaire et homo gene de P, , P2, . . . , P„ a n zeros dans le par allelo gramme to, n to' ; la somme de ces zeros est

-(G) + /Id) ) ,

a des multiples pres de to, nto' .

Car cette fonction divisee par P,(t) devient une fonction doublement

SUR LES COURBES DE GENRE L.N. Oi)

periodique, aux periodes o>, nw' [formules ( 3)J; ses n infinis sont les n zeros de 1\, dans le parallelogramme to, rcto', e'csl-a-tlire les quantites

^(ci) + w'), ^ (d) + ',)') 4- - ( w + &)') -4- (« — »)&>',

dont la somme est

Dans ce qui suit, lorsque nous parlerons ties « zeros d'un'e tonction lineaire et homogene! tie P,. P„, il s'agira ties zeros de cette fonction, compris dans un meme parallelogramme to, nco'.

4. Thkoiikme III. — // exisle (n — /■) fonctions lineaires et homogenes de Pn . . . , Pn s'annulant pour k valeurs donnees de t(t{, t.,, . . . , ZA), et lineairernent independantes ; toute autre fonction lineaire et homogene rfeP,, . . . , Pn, ayant les zeros (.,, . . . , tk, sera une fonction lineaire et homogene de celles-la.

Si Ton ecrit, en effet, que la fonction

/(0 — o, P, + . . .+ ak P/,4-. .. + a„V„

s'annule pour t = tt, tk, on obt.ient k equations lineaires et homogenes entre les conslantes aK, an\ Si ces k equations sont distinctes, elles permettent d'exprimer k de ces constantes, par exemple an a.,, ak en fonction lineaire et homogene tie ak+f,

On a ainsi

/( 0 = ak+l ( PA+1 + X, P, + . . . + h, P, ) 4- . . . + a„ ( P„ + ffj P» + . . . + **P*) ; f(t) est done fonction lineaire et homogene ties n — k fonctions

i PA+l + >,P1 + ...-+X*PA,

f P„ +er1PI + ... + tf*l,*l

qui s'annulent pour t — t,, t2, . .., tk et sont lineairernent independantes, puisque chacune d'elles contient une fonction Py qui ne figure pas dans Texpression des autres.

OF.tJVnfeS Dt tjEORfcES HUMBERT.

Si les /• equations qui lient a,, a.,, . . . , an sc reduisent a un nombrc nioindre, k — 1 par excmple, on exprimcra k — i de ces constantes en fonction lineaire et homogene des (n — k -+- i) autres, et Ton aura

f{l) = a, [ I>, + A, P, + . . . + PA., ]+...+ an [ P„ + dt, P, + ... + P*,].

Cette fonction s'annulant quels que soient ak, an pour t = ...,tk, on pourra toujours choisir les (n — k 1) constantes ak, an de facon qu'elle s'annule pour n — k valeurs de /, choisies arbitrairement ; on aurait ainsi forme une fonction lineaire et homogene de P,, P„ ayant n zeros de somme quelconque, ce qui est absurde.

La premiere hypothese est done seule admissible, et le theoreme est demontre.

Page 1