‹ Œuvres de Georges HumbertChapitre 66 sur 192 · Soit une courbe algebrique quelconque de degre m · texte numérisé non relu

Soit une courbe algebrique quelconque de degre m

Les arguments de ses mn points d'intersection avec S sont donnes par l'equation

o=/(0=/(A,PI + ... + A„P,1, B,Pl + ...; C, Pt-+-. . .),

t'Tlf „ /7t W — -pin inn-

/{t-h ntj)')=f(t)e ' "'

qui a, dans un parallelogramme (w, noS), mn zeros dont la somme, a des multiples pres des periodes, est egale a^(co -+- nto'). On trouve aisement, en se reportant aux relations (3),

29) Posons

on aura

//(* + *>) =/(«), (29 bis) j 2,

J /(/ -+- mnu',) = /(/)« u ,

et par consequent (theoreme est fonction lineaire et homognie

ORUVHES DE G. HUMBERT. T. t. 14

lo6 ()l UVRFS HE ttKORORS HUMRKRT.

des mn f'onctions II, , . . . , ll„,„,

II, = eJt.w,—\

v ml

L'equation qui donne les arguments des points d'intersection d'uno courbe de degre m aver S pent done se mettre sous la forme

(3o) f{t) = r/, II, H- rt,II2 + . . . + a,„„n,„n = o,

a,, amn etant des constantes.

43 bis. D'apres ee qui precede, on peut dire que :

La somme des arguments des mn points d'intersection de S et d'une

courbe de degre m est egale a ^(w + p'), a des multiples pres

de co, noS.

Si la courbe de degre m est la courbe adjoinle a S de degre n — 3, on voit que :

La somme desn(n — 3) arguments qui correspondent aux^n(« — 3)

points doubles de S est ' 2 (to + rcto'), a des multiples pre si

de co, n,to'.

44. Inversement, les mn points de S dont les arguments verifient une equation de la forme precedentc (3o) ne sont pas toujours sur'unc eourbe de degre m. Certaines conditions doivent etre satisfailes par les coefficients a2, . . . , pour qu'il en soit ainsi.

Nous distingucrons deux cas, m<^n et m>/i.

Si m est inferieur a n, les fonctions de la forme

<l\i <]i-> (li etant des entiers non negatifs de somme m, ne sont liees par aucune relation lineaire et bomogene (sinon, la courbe S serait decomposable); et, comme ces fonctions verifient les relations(2C)) et(2g bis), ellcs s'exprimenl lineairement a I'aide des fonctions II, (*), U.,{t),

SUIl LES COURBKS 1>E OEJKRE DM. IO'

Umn(t). Leur nombre etant de l-(m -+- i)(m + 2), on pourra exprimer

des fonctions II, en fonction lineaire des mn — '-(m + 1) ( m -+- 2 ) autres

f'onctions II et des fonctions x^x^xf : si nous portons ces valeurs dans l'equation (29), et si nous ecrivons que les coefficients des fonctions II restantes y sont nuls, nous obtenons

mn — - (rti -+» I ) ( n% h- 2 )

relations lineaires et homogenes eritre ay,a2, am„.

Siwiestegal ou superieuran, les fonctions x^xfxl'i gt-+-g2-hq3 = m) sont liees par des relations lineaires el homogenes : soit ^m — o une de ces relations, on aura identiquement

'\m-n etant un polynome de degre m — n en xt, x.2, x3.

II y aura done entre les fonctions x\lx1^xq^ un nombre de relations lineaires egal au nombre des coefficients de '\m-n, e'est-a-dire

*? ( in — n -4- 1 ) ( in — n ,-+- ?),

et le nombre de res fonctions lineairement distinctes sera

OU

On en conclut, par le raisonnement applique plus liaut, que les coefficients a{, a.,, ... de l'equation (3o) devront satisfaire a^«(/i — 3)

relations lineaires et homogenes, pour que les mn points de S, dont les arguments verifient cette equation, soient situes sur une courbe de degre m.

1 "O OEUYRES I)E (iKORGES HUMBERT.

Remarque. — Pour m — n — i et m = n — i, le nombre run — ^(m + i)(»i + ?,)

est egal a - n(n — 3), c'est-a-dire an nombre des relations trouvees pour m> n.

45. Clebseh a mis ces relations sous line forme importante au point de vue des applications (').

Soient

/(J?,, xt, x3) =o

1'equation d'une courbe quelconque de degre m, e! /(/) la fonetion

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