‹ Œuvres de Henri Poincaré : (volume 2)Chapitre 105 sur 126 · DN "' '"2 · texte numérisé non relu

DN "' '"2

les p étant des coefficients complejoes quelconques.

Soient y,- et ô, les parties réelle et imaginaire de (3,-, nous pourrons envisager en particulier deux droites du plan P parallèles respectivement aux deux droites

3v ^ .IV yj. a-, XI. .n , .22 .

Ti V* ''I ''k — 2/ — '>li ï< ^k

Ce sont les coefficients caractéristiques de ces deux droites que nous appellerons respectivement [J-k et p', , de sorte que nous aurons

,,, ( ",'/= -6;./i;-i«, 0,= Sr,.x;-t/,,

et par conséquent

^ V' 7/7, ^'''77.) lu [- "• 717, ^ ■' 717, ) ' Or il est aisé de voir que

FONCTIONS ABELIENNES.

a pour parlie réello

Z ['■' Jjy, -"'Th-J =Z [-^ '" 717, "- "■' ' 7h-, , el pour partie imaî;inaire

^ ['''777,^ "■vrrj =-'2j {- '" ^ ^ ""Tjyj

ào sorte (jiie

est, essentiellement positif.

// /j'j' « plus alors que des zéros positifs.

Le rapport ç- représente alors la densilc moyenne des zéros dans iiu plan

parallèle à P, c'est-à-dire la limite vers laquelle tend le rapport du nombre des zéros contenus dans une aire située dans ce plan, à la surface de cette aire, rpiand cette surface croit indéfiniment. Cette densité moyenne est donc égale à

JQ

les coefficients [j. el [j! étant déterminés par les équations (4). Il résulte de là que pour ces valeurs des p. et p.', r(;xpression

est essentiellement positii'e.

Ce résultat peut se mettre encore sous d'autres formes. Posons

alors notre expression

deviendra une forme hilinéaire des t et des ;' que je puis écrire

FONCTIONS ABÉLIENNES. Ôig

Celle forme devra pire essenliellemeni posilive si l'on v fiiil

b = "h ?; , /^ = S,, ?! =f — ^1 J ?i'+// = Vi

Or par celle subslilulion nolro forme doit devenir une forme quadratique par rapport aux y el aux ô; celle forme quadratique doil être définie positive. Posons maintenant

I^x -t- v^— I i-tf = ■'•/. , i-tx — v'— I !■'•'* = ^î .

les équations (4) nous donneront

Il vient alors

de sorte que

'^' = ^:ùM/.:/{x,x!'^X,x",).

La forme à variables conjuguées qui figure dans le second membre est donc essentiellement positive, si ^ai.icXi est assujetti à être nul.

On reconnaît là l'inégalité de Riemann, généralisée par Frobenius (Crelle, l. 97, p. 2 1). Mais la voie par laquelle nous y sommes parvenu diirére beaucoup à la fois de celle de Riemann cl de celle de Frobenius.

Je crois que les considérations qui précèdent sont de nature à mieux faire comprendre la signification des nombres M/, /, et les relations de ces nombres avec la répartition des zéros des fonctions 0.

Page 1