‹ Œuvres de Henri Poincaré : (volume 2)Chapitre 62 sur 126 · IX. — Le problème sur l'hypersphère · texte numérisé non relu

IX. — Le problème sur l'hypersphère

Supposons ijue In surface .? soit une hypersphérc et la surface S une surface infiniment voisine de l'hypersphère. Soit •

l'équation de s; soit

ZZ„-i- Z'Z'i, = I + '|/

celle de S, •]> étant très petit. Nous poserons

Ç, etc. étant 1res petits. Il s'agit de savoir si l'oa peut trouver des fonctions

'dz '^"''dz

dx, , d:ç "5? ^"°rf?

r/So dz^|

d:„ ^ , rfC'„

''^11 dz^

satisfaisanl à l'idciililé

(i) zlo-h Zol-h z'I'o-t- z'„'Ç,'= 'h -h(zzo-î- z'z'„ — i)fi = <p.

iNous avous, pour écrire celle ideniilo, négligé les carrés de Ç. J'ajoute que Ç el Ç' doivent être fonctions seulement de ; et de :', et Ç„ et Ç'„ de :■„ et z'^. En difFérenliant cette identité, on trouve

En différcntianl une fois de plus ou trouve

Di î = — + -7— )

f/z dzo

Da ? = -7- H- -7-r ' riz dz „

Di, Do, D3, D4 avant (ainsi que A) la même signification que dans le paragraphe précédent.

On en conclut qu'on a pour des indices i el A' quelconques

D(Da.? = o, et par conséquent

ou bien encore

(4 6js) D,A9 = ADjcp = o.

La solution générale de l'équation (4) est

? = SX,, -H SY„U -H SU„R-"- 2V„R-'-",

X,i, Y„, U„. V„ désignant des polynômes sphériques d'ordre n el d'ailleurs

Comme hi fonclion o doit rester régulière pour R = o, il restera

ou

(5) ç = X + YR,

avec

X=SX„, Y = 2Y„, AX = o, AY = o.

Les équations (4 6/.?) nous donnent

D, A(YR) = o.

Nous avons d'ailleurs

de sorte que les tiqnalions (4 bis) deviennent

ce qui exige que l'on ait séparément

Calculons uiainteuanl D,D/i(YR); nous trouvons, en nous reportant aux formules qui donnent D, (QR') et y faisant A' = i , Q = Y, D,Y =; o,

r. /vn d\ , d\

Dj \Rj = 3 - ^2'o-j— ,

n /vn '«^Y , rfY ^

Les équations D,( Y) ^ o nous apprennent que Y est la somme d'une fonction de z et de -' et d'une fonction de -„ et z'„. 11 en résulte immédiatement qu'il en est de même des seconds membres des équations (6) et par conséquent que l'on a

D,Dx(YR) = o.

Comme D,D/,'y := o, on aura de même (7) D,IUX = rj,lnY = o.

Pour R =: 1, 9 se rt^duit à ^ qui est une fonction connue, el l'on a d'iulleurs

Si donc nous posons

Q = X-hY,

la fonclion Q régulière à l'intérieur Je l'Iiypersphére el salisfaisanl à AQ = o se réduira à '|/ sur la surface de l'hjpcrsplière. La fonction Q est donc entièrement déterminée et peut être regardée comme une donnée de la question. A cause des équations (7) on devra avoir

C'est là une première condition pour que le problème étendu comporte une solution.

Nos équations prouvent que ^, D,X, D2X, D^X, D^X sont égaux à une fonclion de s et de 5', plus une fonction de z^, et de z\; écrivons donc

Y = U + Uo, D,(X) = V,-+V/,

où U el V,- sont fonctions de z et z' , U„ et V", fonctions de z„ et z\. Nous pourrons écrire

où W,- dépend de z et -', et \V° de ^„ et ;'„. On a alors

az az

^^^ \,, ^, dXJ „, ,, -, ,rfU

W..,= Vs-r-C -j-ï Uv = % i+ Ij H-^ -^•

az az

Quant à WJ, W°, W°, VV", ils sont naturellement imaginaires conjugués de Wj, W2, W;,, W4 el nous ne les écrirons pas explicileinenl. On a

D,X = D,Q = V,-hV?

et comme Q est une fonction connue, les fonctions ^ ,• doivent être regardées comme connues.

La comparaison des équations (3) et (9) nous donne alors

az az az az

les C élaiil des constantes; od tire de là par intégraliou

( Ç =U; +C,z-hC,z'-h l\\\dz-i-\ods'), 1 î'= Uz'-hC:,z-hC,z'+ r(\'-,dz^\\,h').

Il faut diinc que

V, dz -T- Vo dz', \\ ds -h V V dz'

soient des difïérenlielles exactes, et c'est là la seconde condition pour que le problème soit possible.

Posons ensuite

C, s H- C22'+ Ç{\^ dz -t- Vo dz) = T„

Cs z -4- c. ;' + f( V;, dz + Vi r/s' ) = t'

Les fonctions ri et r/ dépendent seulement de z et ;' et elles sont entièrement déterminées, à (rois constantes près pour chacune déciles {a savoir pour r;, Cl, Cj et la constante d'intégration).

Cela posé, les équations (lo) nous donnent

s — ( U -^ Uo ) K -+- 7) ;„ ^ r,,, z + -r{ z'„ -I- ■r\'„ z

et comme Y = U + U,,, on aura, d'après (5),

( X = ■ifix;o+ -OoS + Ti's'o + ïi'oz', (II) ■

( Y = Q — 71 Z„ — -Oo 3 — TT)' Z'o — Vo s'-

Les fonctions X et Y seront donc déterminées à un certain nombre de constantes prés. Pour que le problème se trouve résolu, il faut et il suffit que la valeur de Y déduite des équations (i i) satisfasse aux conditions

Car alors on [lourra poser V = U + U,, et les équations (lo) nous donneront la solution du problème. Mais il est aisé de voir que l'on trouve

D, Y = D.Q - p :^ = V, -t- V» - V, - V; - C, - CJ nz fiZo

avec trois autres équations analogues, et par conséquent que l'on peut choisir

les constantes de façon que

Les deux conditions énoncées plus haut sont donc suffisantes.

Quelque incomplels qu'ils soient, les résultats précédents sulliront, je pense, pour montrer à quel point le problème qui nous occupe se présente sous un jour durèrent pour les fonctions d'une variable et pour celles de deux variables. J'espère pourtant que, quand on aura mis la chose au point, les considérations de ce genre rendront pour les fonctions de deux variables des services analot;ues à ceux qu'elles ont déjà rendus pour les fondions d'une variable.

ANALYSE

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