Considérons plusieurs courbes dont les équations tangen
tielles soient
et une autre courbe dont Téquation s'obtienne en égalant à 3céro une fonction entière des polynômes qui forment les premiers membres des équations précédentes, et soit par exemple
(jcla posé, il résulte immédiatement de la proposition précédente que
Jl = o, ï = o, C = o
étant les équations mixtes des premières courbes, Péquation mixte
de la dernière est
Ainsi, Téquation mixte générale des courbes de n*""* classe inscrites dans un pol)'gone de n^ côtés est
p désignant un coefficient arbitraire et
représentant deux quelconques de ces courbes.
6. De l'équation mixte d'une courbe il est facile de déduire son équation en coordonnées cartésiennes.
En effet, soit /Q., jjl) = o cette équation; la courbe est évidemment le lieu des points d'où l'on peut lui mener deux tangentes coïncidentes. Donc, si l'on désigne par A le discriminant de la
forme /()., [x),
est l'é(|ualion de la courbe en coordonnées cartésiennes.
On retrouve ainsi la méthode donnée par M. Cayley pour passer de Téqualion d'une courbe en coordonnées tangentielles à son équation en coordonnées cartésiennes.
Ce qui précède suppose que la courbe n'a pas de singularités. En effet, si elle a une tangente double ou une tangente d'inflexion^ on voit que chaque point de l'une quelconque de ces droites jouit
de la propriété que deux des tangentes que l'on peut mener de ce point à la courbe se confondent; chacun de ces points satisfait donc à l'équation précédente.
Pour s'en tenir aux singularités ordinaires, on voit que si l'on désigne par U = o l'équation (cartésienne) de la courbe, par T = o Féquatidn de l'ensemble des tangentes doubles et par I = o Féquation de l'ensemble des tangentes d'inflexion, on a
A = UTM«.