‹ Œuvres de Laguerre (volume 2)Chapitre 67 sur 241 · Je m'arrête ici dans l'élude de l'invariant · texte numérisé non relu

Je m'arrête ici dans l'élude de l'invariant

2SJ— 3T1;

les théorèmes auxquels cette étude nous a conduits comprennent, dans leur énoncé, tous les points singuliers de la courbe.

Pour étudier en particulier les points doubles de K*, je considérerai le covariant du sixième ordre de U,

V = (a«É?-»- 26* — 3a6c, a*e -h labd — gac*-*- 66*c, Sabe — 1 5 ac<i -4- 10 6* rf, lob^e — io<i'a, — Sade ■+■ îSbce — lobd^, — ae^ — 2bde -H c^ce* — bcd^, Zcde — 2rf»— be^W \Lf.

Pour que l'équation

(') Je signalerai cependant encore, en passant, le cas important où Tinvariant <I03dratique I est identiquement nul ; alors la courbe il>'® se décompose en S^ et ^^ Qne courbe du sixième ordre ri^ sur laquelle sont, dans ce cas, situés les ^^ poiois doubles de la courbe K* et les 38 points doubles de K'^

aaa géométrie.

ait deux couples de racines égales, ii faut et il suffit que tous les coefficients du covariant V se réduisent à zéro.

Le poids de ce covariant étant égal à 9, en égalant à zéro ses coefficients, on obtient Téquation d^autant de courbes du neuvième ordre, qui toutes passent par les 28 points doubles de la courbe.

43. Considérons en particulier le coefficient de X'[x', réquation

représente, comme nous venons de le voir, une courbe du neuvième degré passant par les 28 points doubles de K^.

La forme remarquable de cette équation donne lieu à d'importantes conséquences; on voit, eu efiet, facilement que

est l'équation du faisceau des tangentes menées à la courbe par le

point x^ situé à Tinfini sur Taxe des x.

De même

est l'équation du faisceau des tangentes menées à la courbe par le point y^ situé à l'infini sur l'axe des ^.

Supposons que ces points soient deux points doubles de la courbe; alors a et b seront deux carrés parfaits, et si Ton pose

a = a* et b = ^*, l'équation de la courbe du neuvième ordre deviendra

équation qui se décomposera en deux autres

oid — p6 = o et

ad-hj^b = o.

Dans ce fait analytique se trouve l'origine des beaux théorèmes donnés par Sleiner sur les points doubles des courbes de quatrième classe (*); mais, pour en développer toutes les consé-

(') Il est presque inutile d'ajouter que Sleiner les a énoncés pour les tangentes doubles des courbes du quatrième ordre.

quenceSy il est nécessaire d'étudier plus complètement le cova- TÎant V.

44. Considérons, en même temps que la courbe K^ , une conique quelconque K^ dont l'équation mixte soit

(A,B,GJX,iJi)«=o.

De cette forme et du covariant V on déduit l'invariant suivant ;

1 = {a'^d— Zabc -+- 263)G»— (a»e -H- iabd—^ac^-ir 66»c)BC« i^abe — Zacd-^7.b^d)kÇ^-\-{^abe — iiacd-^%b^d)B^C 6(ac^ — ^»«c)ABG-h4(aflr* — ^»*tf)B» — (arfe — 36ce-f-26c?ï)A«G

— (4arfc — iibce -H- 86rf«)AB»-h (a««-+- 2 6c?« — ^c^e -h 6cû?« )BA«

— (6c«— 3crftf-+-2rf»)A«.

Cet invariant étant d'un poids égal à 9, l'équation

représente une courbe du neuvième ordre d^.

1** Lorsqu'on fait

a = o et 6 = 0,

I se réduit à

(•2rf«— 3ce)(3Bc--Arf)A»;

cette quantité s'annule pour

e= o et ûf = o;

donc la courbe d' passe par les a8 points doubles de K^. Elle

s'annule aussi pour

donc d' touche K^ aux 8 points de contact des tangentes communes à K^ et à K^.

2° Considérons les 8 tangentes communes à K^ et à K''; ces droites se coupent en a8 points. Pour chacun de ces points, les

équations

(a, 6, c, c/,«JX, |i)*=o et

(A,B,GJX,,i)2=o

ont deux racines communes, qu'on peut supposer égales respecti-

aa4 OKOXÉTRIE.

veinent à zéro et à l'infini, ce qui revient à poser

a = o, e = Of A = o, C = o;

I s'annule dans cette hypothèse; donc la courbe d* passe par les points de rencontre des 8 tangentes communes. De là résulte la proposition suivante :

Théorème. — Étant données une courbe de quatrième classe K* et une courbe de seconde classe K*, on peut construire une courbe du neuvième ordre 5', qui pa^se par les ^8 points doubles de K*, par les 28 points de rencontre des 8 tangentes communes à K' et à K^, et qui touche R* aux points de content de ces tangentes.

4o. Pour calculer Téquation de la courbe d*, nous pourrons toujours supposer que, par une substitution linéaire des variables, on ait mis le polynôme qui, égalé à zéro, donne Téquaiion de la conique K^ sous la forme

par la même substitution, le polynôme qui, égalé à zéro, donne Téqualion de la courbe de quatrième classe K^, deviendra

La valeur de Tinvariant I, relative ausL deux formes précédentes, est, à un facteur numérique près,

si Ton désigne par co le déterminant de la substitution employée, on aura, en vertu de la propriété fondamentale des invariants, à un facteur numérique près,

Téquation de la courbe ^^ sera donc

16. Supposons la conique K' composée du système des deux points M cl M', dont les coordonnées sont respectivement

' r ei -' t'

MÉMOIRE DE GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE. 2a5

Posons, pour un instant,

Uéquatîon de la conique K- (ou de Tensemble des deux points)

esl

( YX -^ X II) (— Y'X H- XV) = o.

Faisons la substitution suivante,

X =X'X'— X{jl', [x = Y'X'— Yjjl',

dont le déterminant est

io = XY~YX'.

Par cette substitution, l'équation des points M, M' devient

io*X[JL = o;

si Féquation mixte de K^ est

F(X,|ji) = o,

cette équation devient, après la transformation,

F(X'X'— Xjji', Y'X'-.Y|ji') = o,

ou, en développant,

[F(X',Y'), *', ...,*, F(X,Y)JX,,ji)]S

4> et ^ désignant deux polynômes entiers en X, \, X', Y', dont on peut se dispenser d'écrire la valeur.

Les quantités ^, (vl>, lib, cd, C étant ainsi déterminées, on en déduit

expression qui, malgré la présence de co en dénominateur, est un poljnome entier en X, Y, X' et Y'.

Si les points donnés M et M' sont deux points doubles de la courbe, comme les équations

représentent respectivement les faisceaux de tangentes menées de

Page 1