XI
8UU LA FONCTION ( ) • 3^5
2. Je rappellerai d^ahorcl les résultais obtenus dans la Noie que j'ai présentée récemment à la Société Sur la réduction en fractions continues d'une fonction qui satisfait à une équation linéaire du premier ordre à coefficients rationnels.
Soit proposé de réduire en fractions continues une fonction z satisfaisant à Téquation dilTérentielle
où U, V et W désignent des polvnomes entiers en jr, et soit ^
la réduite de rang /?.
Keprésenlons par H,, un polynôme entier du degré de
et par An une constante. dont la valeur ne dépend <|ue du nombre entier n et est actuellement indéterminée; on a
/A U H-/„ o,, V - ( -y,,/,, - /'« On ) \V = A„ H„ ,
et l'on voit que ff satisfait à une équation linéaire du second ordre de la forme
wy-hVVoy-h\v,j. = c>,
OÎI
Wo = Vh- W - W ^ <'t \V, = ^ ,
K/i désignant un polynôme entier en x.
Une seconde solution de cette équation est donnée par la formule
En posant de plus, pour abréger,
on a les relations suivantes :
La première de ces relations détermine le degré et la forme de û» ; on déterminera complètement ce polynôme en exprimant que, pour une valeur convenable de P,,, l'expression
u — eJ ^ satisfait à Téquation différentielle
3. La fonction z= (- — -) satisfait à l'équation différentielle
dans le cas actuel, nous avons donc
\V=a7» — I, V = — 2(1) el U = o,
d'où il résulte d'abord que 0„ est une constante que nous ferons égale à — i .
est
(i) (t*— i)y-h '>{x ^ ti})y— n(n -^i)jr = o.
Nous déterminerons P„ et Q„ par la condition que u = e^-*"*— » satisfasse à l'équation
(jr^ — i)u -h -lix — io)u' — I n(/i -t- i)h ^-^— w = o.
Qft étant du premier degré en x, u est de la forme (x — i)*(x-|-i)?; . en substituant cette expression dans Téquation précédente, on Irouve les équations de condition qui suivent :
(a-hP)(a-f-3-M) = /i(n4-0, a— 3 = («
V„^. n(n -^ i) - ( 2 -^ ':i) — io^. On pcul y satisfaire de deux façons différentes.
En premier lieu, on peut poser
a -h P = n, d'où \\= n^— M-
On en déduit
x^ — i//iH-to n — w\ U,i = ( \ ) = /i jT -h w ;
2 \ iT — I J- -+-1/
mais il est facile de voir que cette solution ne convient pas à la question. En effet, en posant /o'= i et faisant n = o, on aurait, en vertu de la première des formules (A),
/, = — to,
ce qui est impossible, puisque /i est nécessairement du premier degré en x.
Posons donc
a-h ?= — (n-hi), d'où P„= (/n- i)«— w« et
to — n — I ,. tu + /i -h I
On en déduit
12,, =: ti) — (/i -h l):r,
et les formules (A) deviennent
(->) (a:«— i)/;, = [to — (/n-i):r ]/;,-+- /„^,,
En changeant w en — to, on obtient encore les formules suivantes :
(3/ 0„H.,— (2/1 -f- l)37©„-f- ( /l*— tli»)o«, = o,
On a d'ailleurs
.V|8 ALOKniu:.
Au moyen de ces formules, on trouve ces valeurs des premiers polynômes :
fz= i5j7»— iSwjr'-H (6<u*— 9)a? — to(<u' — 4)-
Du reste, l'équation (i) s'inlt'grant au moyen des séries hypergéométriques, on obtient ainsi aisément l'expression suivante :
//» = (— l)'*(w -l-i)(io -+-2)...(a) -+- « )
[^n n-^\ l\-\- X \ nin -^i) (n -hi){n-^ i) /i-t- x\^^ I tuH-i \"~ / "^ TTû fw^Oi. w -f- -2) V ^ /
'^'^ ("w^ I ) ( (O -4- -2 ) . . .( tO -^ A4 ) \ .X /J
Des formules (4) et (5) on déduil, en y faisant x= i et en remarquant que '^«(to) =//,( — co),
ce qui concorde bien avec la valeur trouvée pour V,,.
4. Si Ton désigne, en général, par S;, la somme des /:>**"'*^* puissances des racines de l'équation /,,= o, on a
Si = 83= Sj — . . . = Ss,i i — u> (*);
cette propriété est caractéristique du polynôme y,;.
Je ferai encore les remarques suivantes. Posons, en ordonnant /fi par rapport aux puissances croissantes de co,
/„ — \\ H- (0 f>, -4- (oî Pj -h . . . -f- W" P„.
De l'équation
\^^=^/ ~ Po-T-toP,-h(uîI\-4-... "^ Vx»'»"^»/
on déduit, en développant les deux membres suivant les puissances croissantes de to et égalant les coefficients de la première puissance,
(M Voir, à ce sujet, ma Note Sur un prablème d'Jlf^èbre i liuUetin^ l. \ .
) • .'i^iy
d'oïl il résulte que ~ est la /i*'"'"*' réduite de la fonction
En désignant, en eflel, suivant Tusage ordinaire, par X« le polynôme de Legendre et par n(/i) le produit i .2. . ./i, on a
Po=n(n)X«.
Désignons, dans/,,, par H (or, a») Tcnsemble des termes homogènes et du degré n par rapport aux deux quantités ^ et w; on verra aussi facilement que H(i,w) est le dénominateur de la
,iun,c réduite de e*.
o. La réduction en fractions continues de la fonction ( |
est liée intimement avec le développement de la fonction (x-\-z)*^ suivant les puissances croissantes de(;;^ — i). Soit, en elTet,
(7) (, + ,)u,= 2(v«-^u„)ii;j=;iJ^.
Pour obtenir ce développement d'après la méthode donnée par Jacobi (*), nous poserons
(z -^ jr)<^= bi^x^-T- bxx^-^z -h. . .-r- biX^-' z^ -h. . .
et
Si, dans le produit des deux séries, nous prenons l'ensemble des termes — * -+- ^ qui sont du premier et du second degré en -,
nous voyons aisément que B^ est de Tordre x^~^"~^ et B2 de l'ordre de z^"'^^. Or V„4- sU/j est la partie entière de
(*) Entwickelung nach dcn Potenzcn cines gnnzen Polynoms {Journal de Borchardt, t. 53, p. 10')).
35o ALGÈBRE.
on a donc
cl, par suite, U,, est de Tordre de j-w-2/1-1^
G. Ce point essentiel étant établi, en dérivant successivement par rapport à x et par rapport à z l'identité (6), j'obtiens les relations
d'où les identités On a de même
d'où
et
toU«=V;-4-:rU'„.
On en déduit aisément les solutions suivantes :
{x'^— 1) UJi-f- •j.t{h -i-i — w)U^ — ai('2/t -h i — to)U« = o,
{x^— i)U,n-iH- 1(7. /i -+- i;r*^ .>.(.> — f\n — i]U„
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