ÉTANT UN POLYNOME DU SECOND DEGRÉ
HuUetin de la Société mathématique, t. VI; 1877.
\. Étant donnée l'équation du second ordre
où y* désigne un polynôme du second degré en x, on sait que celle équation admet comme solutions une infinité de polynômes entiers du troisième degré, à savoir tous les polynômes du troisième degré dont le hessien est égal k/{x). Je me propose dans la Note suivante de trouver son intégrale générale.
A cet effet, je remarque qu'en posant ^-^ =^> l'équalion (1)
peut être remplacée par le système d'équations simullances du premier ordre
, , dx dy dy'
(2) — \ = — -r~ = — Tï — 5 1^ '
y ^ y ^y ^fy ' -h 3/V * dont le dernier multiplicateur est égal à l'unité, puisque Ton a
4(,-l).|(,,Hy)^s}.(c/.-i*^V-*)-..
Des principes établis par Jacobi, il résulte qu'il suffil, pour intégrer complètement l'équation (1), d'en trouver une intégrale du premier ordre renfermant une constante arbitraire.
SUR L
d' y 1 / dy\*
'INTÉQR.VTION DE L'ÈQUATIOX y -7^ ~ ^\Zj ) = ^fi^)- 4»'^
Pour l'obtenir, je prends successivement les trois premières dérivées de l'équation
( 3 ) y-y - 3 y = fi/,
a savoir
La dernière équation s'intègre immédiatement et donne, en désignant par a une constante arbitraire,
(6) r**= ifiar"'.
Éliminant j^'*, y et y entre les équations (.'^), (4), (5) et (6), on obtient l'intégrale du premier ordre
d'où l'on déduit, en posant
/= Ax*-f-B:r4-C cl A = B«-4AG=/'«-2//'',
d'où
S. Je remarque maintenant que, d'après la théorie due à Jacobi, le facteur qui rend une différentielle exacte le premier membre de l'équation
( 9 ) ^ ' >'' dx — y ^ dy = o
est jT » OU? î* wï fadeur numérique près,
'Vy-3/> / -^ v
En multipliant Téquation (9) par ce facteur intégrant et en remplaçant^' par sa valeur tirée de Téquation (8), il viendra
3 dx Zf'ydr — '^fdy __
Posons y = 5 ^ , d'où dy =1 — ~ :; ^dz\ en substituant ces valeurs dans l'expression précédente, il viendra, après avoir supprimé le facteur -?
dx f'zdx-^fdz
S '^ fz s/t^-^^ifz-f^z^
ou encore, en posant fz = u et, par suite, y = f ~) ,
dx du
(10) -yT -+- — — r - - = o.
L'équation (i) s'intègre donc complètement au moyen des fonctions elliptiques et celte intégrale est, en désignant par a et ,3 deux constantes arbitraires,
dx /• du Q
J f J uJl
OÙ w doit être remplacé par sa valeur /j' '* .
3. Comme je l'ai fait observer au début de cette Note, l'équation (1) admet comme solutions une infinité de pol^'nômes entiers ' en considérant l'intégrale intermédiaire (9), on voit immédiatement que, pour ces solutions, a doit être nul, et il est facile de voir 011 elVel, que, dans ce cas, réqiialion (10) s'intègre algébriquement.
SUR L'iNTKOIlATfON DE l'kQUATION y —f—^ — "i ( "/" ) =^/(^)- 4"^
Pour Tune quelconque de ces solutions, on a ainsi
ou encore, en multipliant le premier membre par 4/^^ ^^ décomposant ses premiers termes en la somme de deux carrés,
Pour employer les notations habituelles, si nous posons /*= H, ^ = U et 2/y — 3/'y = 3 J, il viendra
jî AU«4-4H»=o.
C'est la relation bien connue qui existe entre les covariants d'une forme cubique.