Ayant, comme il est facile de le voir
Jr* e-' dx , , r* e-^dx f et ui — er^ — {x->r\)\ , X ^ Jx ^
on déduit de la formule (6) le développement suivant e-^ dx
r e-^ dx
dont la loi est évidente.
Les diverses réduites de celle expression sont ^1 ^ a: -+-3 T^-^ Sx -h II
l'expression générale de la //2'^'"»«^ réduite étant e~^ ^!" ; les for-
mules (7) et (8) permettent d'ailleurs de calculer successivemenl les valeurs des polynômes '^m{^) et /m(x).
7. Comme la fraction continue précédente provient d'une série divergente, il est nécessaire de prouver qu'elle est convergente et
• A cet effet, je remarque que de Téqua-
lion (5) on déduit
Je"* e-^ dx z>,fAx) m! r* e-^(z — j*)'» ,
De là résulte immédiatement que les diverses réduites dont l'expression générale est e"-^ ^^" ' - vont toujours en croissant en restant inférieures à la valeur de l'intégrale cherchée. Pour démontrer qu'elles ont celle intégrale pour limite, il suffit de faire voir que
, ,. . , ml r* e~^ i z — x)'" dz . n j .^ .
la limite de -t—, — r / -, est nulle quand m croit in-
définiment.
Je ferai observer d'abord que le facteur -^ / . tend vers zéro;
puis, en désignant par A une quantité très grande et arbîlraire-
.... . ,,. , , r*^ e-^(z — x)'" dz , -
ment choisie, je mellrai 1 intégrale I ziJiiTi sous la forme
suivante
c--(z — x)'^ dz r" e--{z — x)"^ dz
r^ e--(z — xy» dz r
considéré — ~ est toujours plus petit que i — -r j celle intégrale
Ilelalivemenl à la première intégrale, comme dans l'intervalle
est plus petite que f i — - j / — ^ ; donc, quelque grand que
soit A, clic Iciul \crs zt ro quand ni augmente indéfiniment. La
*T-R LIXTFORALE f
seconde intégrale est éviJeiDmeDt plus petite que / <»"- Jz. c'est-
à-dire que e~*: donc, pour une valeur suflisamment jjrande do A, elle est aussi petite que Ton veut. Ainsi, la fraction continue, quoique provenant d'une série essentiellement divergente, est
elle-même convergente et a pour limite / ^ ^•
8. Comme application, faisons x = i : les réduites suivantes :
4 20 124 910 79 io
» -rr-. — ' ' — :.^-: — »
7^ 34^ !i<xK >>4<i<* iM'i'e
seront des valeurs approchées de l'intégrale / — — ; en les réduisant en décimales, on obtient les expressions suivantes
La véritable valeur est 0,2193839.
En faisant j: = 4, la deuxième réduite donne pour valeur appro-
cnée de l'intégrale / la valeur :ty-^> ou, en décimales,
0,00377, dont les trois premiers chiffres significatifs sont exacts.
9. Dans sa Mécanique céleste (t. I\\ Liv. X), Laplace a donné
le développement en fraction continue de Tinlégrale / c^^dur.
Sa démonstration, reposant sur l'emploi d'une série divergente, est, comme l'a fait remarquer Jacobi, enlièremcnt inadmissible; ses résultats sont néanmoins exacts et ont été démontrés directement par l'illustre géomètre (*) allemand.
La méthode que j'ai développée ci-dessus, relativement à l'in-
-y s'applique entièrement à Tinlégrale considérée
par Laplace, et elle montre d'une façon très nette comment, tout
(') Z>e fractionc continua, in quant intégrale j e—^^dx cvohere licet
(Journal de C relie j t. l'2, p. 3'|<)).
434 CALCUL INTKORAL.
en partant d'une série divergente, on peut néanmoins arriver à une fraction continue <lonnantIa valeur de la fonction qu'il s'agissait de développer.
1. J'ai montré que les diverses réduites -^ — - de la série semîconvergente
/* €■ — •**» dx L'.
Onad'ailleurs, en représentant par n(A?) le produit i .2...(/î — i)/i,
/x/-/\ fwxF ,/i(n — 1) n(n — i)(/i — 3) "1
(I) /„(T) = II(n)|^i^,ix-h— ,— ^:r»-h ^^-^-^^ :r3-^...J.
(^) ^fni^) = nfn{T) — n'^fn-x{x)
et
La série F(j:) peut se mettre sous la forme suivante
Des principes posés par M. Heine, il résulte immédiatement que, "^{jc) désignant un polynôme quelconque d'un degré infé-
rieur a /î, on a
(i) f e\fn(T)6{x)dx = o,
•• oc
d'où l'on conclut, puisque e-^ est toujours positif, que l'équation
a toutes ses racines réelles et inégales, elles sont d'ailleurs évidemment négatives.
2. En particulier, on déduit de l'équation (4) la relation sui-
SUR L INTEORALE / ïiS:}
Jx ^
vante, où n et n! désignent deux nombres entiers différents,
(5) f e^fn{x)fn'{x)dx=0.
Pour évaluer / e^ f^^{x) dx ,, ']C; remarque que, en intégrant par
parties, on a
J e^Pn(x)dx=[e'f%{x)Y^^iJ^ e^fn{x)f'^{x)dx',
l'intégrale qui figure dans le second membre de cette identité est nulle en vertu de la relation (4); on déduit donc de la relation (i)
(6) f e'f%{x)dx = \\Hn).
Des formules précédentes résulte, comme on sait, le développement d'une fonction quelconque ^{x) au moyen des polynômes
Si Ton pose, en effet,
4>(a:) = Ao -^ A,/,(x) 4- \i/i{x) -h . . .-i- \„/a(x)-h. . . , on a
I e'^{x)/n(x)dx