‹ Œuvres de Pasteur (volume 3)Chapitre 110 sur 146 · L. Pasteub · texte numérisé non relu

L. Pasteub

(Notes de l'Édition.)

1. Voir p. 427-433 du présent volume : Lettre à M. Quesneville, directeur du Moniteur scientifique.

2. Comptes rendus de V Académie des sciences, séance du 25 octobre 1869, LXIX, p. 905-

3. Vergnette-L,\motte (A. de). Remarques à l'occasion de la Communication de M. Pasteur sur le chauft'age du vin. Ibid., séance du 20 septembre 1869, LXIX, p. 693.

4. The.mard (P.). Réponse à la Note lue par M. Pasteur dans la séance du 13 septembre 1869, sur les droits à l'invention de la conservation des vins par le chauffage préalable. Ibid., séance du 4 octobre 1869, LXIX, p. 748. [Notes de l'Édition.)

lègues du Conseil général. M. Paul Thenard, présent dans l'assemblée, ayant dans l'esprit des souvenirs confus, réclame la priorité en faveur de M. de Vei'gnette, rédige une Note qui est insérée au procès-verjjal de la séance et qu'il fait paraître sans retard dans les journaux de la localité et dans les journaux d'agriculture de Paris. Cette Note étant pleine d'erreurs, je proteste aussitôt. Notre confrère a adressé une réponse à ma protestation ; c'est cette réponse que je viens discuter devant l'Académie.

Première rectification. — M. Thenard s'était trop pressé d'écrire sa Note (*) au Conseil général, car on y lit, par exemple, que deux travaux qui ont été communiqués à l'Académie le même jour, par M. de Vergnette et par moi, ont-été publiés à deux années d'intervalle, tant était grande la confusion des idées dans l'esprit de M. Thenard, quand il n'a pu résister au désir de prendre la parole ex abrupto devant le Conseil général.

Deuxième rectification . — La nouvelle réclamation de M. Thenard du 4 octobre a été précédée d'une autre de M. de Yergnette, le 20 septembre, dans laquelle il demande si c'est à dessein que j'ai supprimé les mots « lorsqu'on les traite par le procédé Appert », dans une citation d'un passage de sa Note du 12 mars 1866 (^) ; il ajoute que celte suppression « lui fait dire le contraire de sa pensée ». De quelle pensée? Ecartons un sous-entendu qui peut tromper un lecteur inatlentif, c'est que mon procédé d'aujourd'hui ne serait plus mon procédé du 11 avril 1865 (3) et du l''"' mai suivant (*). Je proteste énergiquement contre cette assertion de la Note du 20 septembre et contre la réticence calculée de M. de Vergnette.

Troisième rectification. — Selon M. de Vergnette, le procédé d'Appert est détestable, soit pour les vins fins, soit pour les vins communs. Voici les termes de la condamnation prononcée par M. de Vergnette en 1866 :

« La plupart des vins de table, ceux que produit surtout la France, que leur provenance soit de la Bourgogne, du Bordelais ou de la côte du Rhône, ne résistent pas à ce traitement (traitement Appert) au point de vue œnologique ; ils deviennent secs, vieillardent et ne tardent pas à se décolorer INIais des vins, qui, sans exception, perdent leur valeur,

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