‹ Œuvres de Pasteur (volume 3)Chapitre 126 sur 146 · Voir p. 452 du présent volume. (Notes de l'Édition · texte numérisé non relu

Voir p. 452 du présent volume. (Notes de l'Édition

ŒrVRi:S DE rASÏETK

Ce n'esl (|iie le 4 décembre 18G5 que je rectifiai cell ' erreiir devant l'Académie.

Le respect seul de la vérité me fait faire cette déclaration au sujel de ma visite à Pomard ; car je ne vois pas en quoi une proposition d'association aurait affirmé que >I. de \'ergnelte avait une part dans la démonstration expérimentale de l'efficacité de la méthode du chaulTage. Si je venais à proposer une association à l'un des grands industriels qui exploitent mon j)rocédé de fabrication <lu vinaigre ou mon procédé de confection de la graine de vers a soie, cela signiiierail-il que je leur reconnais une part dans la découverte de ces procédés'.'

En ])résence du caractère donné à celte iliscussion par .M. île \ ergnette, je renonce à le suivre sur un terrain où il n'apporte plus que de la passion, réservant mon temps et mes forces a des soins plus prolital)les à la science, el, s'il plaît à Dieu, à l'honneur de mon pays.

Les inventions heureuses sont iFordinaire suivies de revendications plus ou moins vaines, dont le jjon sens public finit toujours par faire justice.

Dans la qiLestion présente, c'est déjà fait.

En France, le jury de l'Exposition universelle de 18U7 a décerné un de ses gramls prix à mes études sur le chauffage des vins : à r('tranger, le chaulTage |)orte le nom de pfistearisalion el les a])paieils pour l'appliquer appareils à pasteuriser les vins.

Je laisserai donc le temps achever son œuvre et meltL-e chacun à sa

|)lace ; mais si cela devenait nécessaire, je demandei'ais aux sections

réunies de chimie et d'agriculture de l'.Wadémie de se faire juge du

débat. J'attendrais leu)' sentence avec confiance, et je la recevrais

avec respect.

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