PRIX NOMBRE
avec tous d'iiectulitres chauffés
les accessoires. à l'heure à W".
Grand appareil 1.200 fr. 10
Appareil moyen 450 5
Petit appareil 220 moins de 1 luctol.
Le grand appareil prenant le vin vers 15°, et le portant à 60°, le refroidit vers 32°. Il dépense 5 kilogrammes de charbon par heure, soit 1 centime 1/2 par hectolitre ; son diamètre à la base est de O^iSO, sa hauteur totale 2 mètres. Le poids total de l'appareil avec la pompe et les accessoires ne dépasse pas 230 kilogrammes.
Cet appareil présente les propriétés générales des appareils à bainmarie, à circulation continue avec réfrigérants (p. 279).
Il est très remarquable par un rendement à l'heure considérable, eu égard à son volume : ce n'est pas que les surfaces en soient très développées, puisque la surface de chauffe du grand modèle n'atteint que 0 mètre carré 75, et que la surface des 40 petits tubes n'atteint pas 1 mètre carré ; mais la boîte à feu a un volume considérable, égal aux - du volume total du caléfacteur : dès lors le volume V des gaz de la combustion produit dans une heure est très grand, d'où résulte
un fort rendement à l'heure (p. 279), avec une dépense en charbon un peu plus forte que si les surfaces se développaient davantage aux" dépens de la capacité de la boîte à feu. Aussi est-ce un appareil commode, très portatif, et dont la manœuvre est facilitée par diverses pièces accessoires ingénieusement combinées; il est essentiellement applicable à l'industrie agricole (*j. Peut-être cependant n'est-il pas très facile de le faire réparer par un ouvrier peu expérimenté, à cause des particularités de construction qu'il présente. Peut-être aussi la faillie capacité du bain-marie et le petit diamètre des tubes où circule le vin sont-ils un obstacle à la parfaite régularité du fonctionnement de l'appareil ; enfin il serait à désirer que les surfaces internes des petits tubes où circule le vin pussent être étamées avec soin (-).
MM. Perrier frères ont construit, depuis 1869, des appareils du même genre. Le caléfacteur se compose (fig. 55) :
1° D'un foyer P surmonté de tubes droits F F F, qui communiquent avec la cheminée de dégagement G ;
2" D'un bain-marie C de forme cylindrique, qui entoure complètement les tubes et le foyer;
3° D'un serpentin S' qui communique inférieurement avec le cylindre central M.
La partie principale du réfrigérant R est un serpentin S semjjlable au serpentin S'. Ce serpentin est compris entre deux cylindres, de sorte que l'espace compris entre ses spires forme un deuxième serpentin parallèle au premier.
1. M. Terrel des Chênes fait remarquer avec raison qu'on pourrait, en enlevant le réfrigérant, utiliser le caléfacteur pour réchauffer vers 25» le raofit de raisin en fermentation lorsque la température est trop basse, et activer ainsi la fermentation. Des essais qu'il a faits en Hongrie lui ont donné de bons résultats avec une dépense insignifiante.
2. Pasteur écrivit à M. Terrel des Chênes qui lui avait fait connaître l'appareil dont il vieni d'être question :
« Alais, le 4 mai 1868.
« Monsieur, je reçois votre lettre à Alais (Gard) où j'ai continué mes études sur les maladies des vers à soie. Je vous félicite bien de vous occuper de la question qui m'a occupé moi-même et d'avoir imaginé un appareil dont vous êtes très satisfait ce qui doit être la preuve de son efficacité. Votre offre gracieuse d'associer mon nom au vôtre m'a fort touché mais vous connaissez mon éloignement pour tout ce qui franchit la limite scientifique dans les questions auxquelles j'ai consacré mes efforts. Permettez-moi donc de refuser votre aimable invitation.
La dénomination œnotherme me paraît fort bien choisie et en y ajoutant votre nom seul vous agirez avec justice et de façon à recommander votre appareil comme il le mérite d'après tous les avantages que vous m'indiquez.
Il Je regrette bien de ne pouvoir causer avec vous plus longuement. Je ne saurais vous dire
combien je suis occupé en ce moment.
(1 Veuillez agréer, etc. »
Signé: L. Pasteur.
(Note de l'Édition )
Pour mettre^ l'appareil en marche, on remplit le cylindre C d'eau par l'entonnoir e. On allume le feu. Le vin, amené à l'aide d'une pompe ou de tout autre moyen dans le réservoir T, est chassé par sa
C JJuAUii
Kclielle : 1/25°.
FiG. 55. — Appareil de MJI. Perrier frères, chauffant 15 hectolitres à l'heure.
propre pression dans l'appareil, pourvu qu'on ouvre le robinet A et les deux robinets /' r" qui servent à laisser échapper l'air : il pénètre en A dans le serpentin S, passe de là dans le serpentin S' par le tube de
communication B ; puis il monte dans la colonne M ; celle-ci remplie, on ferme le robinet /'; le liquide redescend alors entre les spires du serpentin du réfrigérant; ces spires étant remplies, on ferme le robinet /•".
Lorsque leau du bain-marie parait suffisamment chaude, on ouvre légèrement le robinet E ; le thermomètre t' monte ; quand il atteint 60°, en ouvrant plus ou moins le robinet E, on le maintient à cette température; mais, comme les premières portions du vin qui sortent n'ont pas subi l'action de la chaleur, on ne recueille le vin dans les fûts que lorsqu'on a laissé écouler une portion de vin correspondant au volume compris entre les spires du serpentin S du réfrigérant. Les flèches marquées sur la figure indiquent suffisamment la marche du vin.
L'opération terminée, on ouvre les robinets E, /•,, /', /" et on dévisse le tube en A pour vider comj)létement de vin le caléfactear et le réfrigérant, après avoir eu soin d'éteindre le feu ; on vide le ])ain-iiiarie par le robinet r.
Quelques nombres donneront une idée du rendement de ce système d'appareils :
APPAHEILS
chauffant à 00"