DIAMÈTRE
du cylindre du calél'aeteur en centimètres
2 hoct. à l'heure
L'appareil de 30 hectolitres est à serpentin double, celui de 50 à serpentin triple.
Le vin, entrant dans ces appareils à 15" et chaulïé à 60°, se refroidit à 27° ; la dépense en combustible ne dépasse pas un centime par hectolitre j)our les appareils de 10 hectolitres à l'heure et au-dessus.
Cet appareil, à égal rendement, est d'un prix un peu plus élevé que l'appareil Teriel des Chênes; il produit un |)eu moins dans le même temps, à volume égal, bien que les surfaces de chauffe y soient plus considérables : l'appareil de MM. Perrier de 10 hectolitres à l'heure, par exemple, est plus volumineux que l'appareil de M. Terrel des Chênes, d'un égal rendement; dans le premier cependant, la surface de la boîte à feu est d'environ i"',50; la surface du serpentin du caléfacteur atteint 2 mètres; celle du serpentin du réfrigérant 2"", 50 environ ; elles dépassent donc sensiblement les surfaces corres-
pondantes de l'appareil Terrel des Chênes. Celte dilîérence dans les résultats tient au volume de la boîte à feu qui est relativement
Échelle : l/2ô«.
FiG. 56. — Appareil de MM. Giret et Vinas, chauffant 10 liectolitrcs à l'hL'urc
moindre dans l'appareil Perrier que dans l'appareil qui précède : de là un rendement à l'heure moins considérable, mais aussi une petite économie de combustible par hectolitre chaulîé (p. 279\
Dans l'appareil de MAI. Perrier, la grande capacité du bain-marie,
le volume assez grand tlu serpentin qui contient le vin chaud, la section assez forte des deux serpentins évitent les irrégularités duchaufTage. La boîte centrale M de grande capacité, où le vin se rend avant d'aller au réfrigérant, contribue encore à cette régularité, en mêlant toutes les parties du vin chauffé, leur faisant prendre la température convenable, et les maintenant à cette température pendant assez de temps pour qu'il n'y ait aucun doute sur la destruction des germes. Quant au réfrigérant de l'appareil Perrier, il est facile, tant par les résultats obtenus que par le calcul des surfaces, de s'assurer qu'il est très énergique. Le diamètre assez fort des serpentins où circule le vin permet de les étamer avec soin, de les nettoyer et de les réparer assez facilement.
L'appareil de MM. Giret et Vinas, de Béziei's (fig. 56), a beaucoup d'analogie avec celui de MM. Perrier, et pour la forme et pour les propriétés; il date de 1866.
La boîte à feu P avec tubes F F du caléfacteur C est identique pour la forme à celle de l'appareil précédent; il en est de même du bain-marie C ; mais le cylindre du bain-marie est fixé sur le foyer à l'aide de deux rebords entre lesquels est une bande de toile trempée dans de la colle de farine : ces deux rebords sont pressés par des pinces en fer g; de sorte que ce cylindre peut se démonter facilement. La caisse M M où circule le vin a une forme simple qu'il importe de remarquer; elle est formée de deux cylindres concentriques reliés en haut et en bas par deux rondelles annulaires.
Le réfrigérant R R est formé d'un cylindre contenant une caisse intérieure N N, identique à la précédente. Le couvercle du cylindre extérieur est mobile et fixé au cylindre par une disposition g' semblable à celle qui relie le foyer du caléfacteur au bain-marie, c'està-dire a l'aide de rebords et de pinces en fer. Toutes les surfaces en contact avec le vin sont étamées.
Le vin sort du réservoir T par le tube A pour se rendre dans la caisse N N, qu'il parcourt de bas en haut; puis il passe par le tube B dans la caisse M M, sort en B' après avoir été chauffé, rencontre le thermomètre t qui en indique la température maxima, repasse dans le cylindre D, où il se refroidit en parcourant de haut en bas la boîte extérieure, et sort en /\ pour se rendre au tonneau.
Les robinets /•, /', /•, servent à vider l'appareil après l'opération.
Les tubes terminés par un entonnoir qui prennent naissance en B et en D servent au dégagement de l'air et des gaz.
Les nombres suivants donneront une idée de la valeur pratique de cet appareil :