‹ Œuvres de Pasteur (volume 3)Chapitre 85 sur 146 · L. Pasteur · texte numérisé non relu

L. Pasteur

« P.-S. — J'ai le plaisir de vous annoncer que je crois avoir trouvé aujourd'hui même des échantillons de vins de Volnay en voie de première altération et où j'espère trouver le ferment aussi jeune que je puis le désirer. Je ne change cependant rien à la demande que j'ose vous faire d'échantillons de cette sorte. » {Note de l'Édition.)

1. Ces Remarques ont été ajoutées à la 2» édition des « Études sur le vin ».

2. T'où- p. 4U'.)-'i]2 du présent volume : Procédé pratique de conservation et d'amélioration des vins. {Xotes de l'Édition.)

reils à pasteuriser les vins {Wein-Pasteurisier-Apparat), ainsi que nous l'avons appris précédemment par une lettre datée de Hongrie, et due à la plume d'un habile œnologue, M. Terrel des Chênes. [Voir page 260; voir aussi page 286.)

Comité central agricole de Sologne (*).

Séance du 10 mai au château impérial de Lamotte-Beui'ron.

On sait que le Comité central de Sologne, dans sa séance d'automne de 1864, avait, sur la proposition de son président, M. le sénateur Boinvilliers, voté une médaille d'or de 1.000 francs « à l'inventeur d'un procédé qui serait rendu public, et qui permettrait aux vins de France les transports de terre et de mer, et le séjour prolongé, en tous pays, sans que leur goût ou leur parfum en fût altéré. «

Une Commission, sur le rapport de laquelle le prix devait être décerné, avait été désignée par le président; elle se composait de MM. le maréchal Vaillant, président; Dumas, rapporteur; Brongniart et Moll.

Le Comité s'étant réuni le 10 mai, au château impérial de Lamotte- Beuvron, la première partie de la séance a été consacrée à la lecture du rapport de M. Dumas, que nous reproduisons en entier à cause de son importance pour l'avenir de la viticulture en France.

Rapport de M. Dumas.

La question proposée n'intéresse pas seulement les vignobles de la France, mais le pays tout entier ; elle touche d'aussi près la population des départements consommateurs que celle des départements producteurs.

Le Comité nous a chargés, M. le maréchal Vaillant, MM. Brongniart, Moll et moi, d'examiner si, parmi les expérimentateurs actuels, il en était dont les recherches eussent conduit au but.

Votre Commission n'hésite pas à déclarer que les travaux de M. Pasteur, membre de l'Académie des sciences, sont dans ce cas; qu'ils ont porté la plus vive lumière sur les causes qui déterminent les altérations des vins, ainsi que sur les moyens qui permettent de les combattre, pratiquement, avec certitude et avec succès; qu'en conséquence il y a lieu de lui décerner la médaille promise par le Comité.

En effet, M. Pasteur, à l'aide d'une série d'expériences dirigées avec le sentiment profond des lois de la nature et la connaissance exquise des moyens que la science possède pour les mettre en évidence, est parvenu à rendre incontestables les cinq propositions suivantes :

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