‹ Œuvres de Pasteur (volume 4)Chapitre 28 sur 102 · ÉÇARO REDON NS PP ER EN EE PU: © NO · texte numérisé non relu

ÉÇARO REDON NS PP ER EN EE PU: © NO

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Cet émétique s’effleurit avec la plus grande facilité. Sa forme cristalline est représentée figure 13. Le même émélique, mais préparé avec la solu- 4 tion tartrique, est représenté figure 14. N

C’est un prisme droit à base rhombe NN P, M, M portant des modifications sur les arêtes des bases. Elles devraient étre au nombre de huit conduisant à un octaèdre.

Il n’y en a que quatre en réalité, et, prolongées, elles formeraient un tétraèdre irrégulier. Le tétraèdre de la figure 14 est SR AT symétrique du tétraèdre de la figure 13, J'ai donné dans mon ‘premier travail les angles des faces. Ils sont les mêmes dans les deux sels.

Lévoracémate de chaux.

Lorsqu'on traite la solution d’un lévoracémate par un sel de chaux, il se dépose après quelque temps, si les liqueurs sont très étendues, de petits cristaux brillants, durs, très nets, ayant la forme de prismes droits à base rhombe, portant des modifications sur les angles. Quelquefois l’octaèdre est bien déterminé, parce que les faces des pans ont disparu. Il est impossible d’assigner la moindre différence entre la forme cristalline, la solubilité, les particularités de la formation de ce sel et les propriétés correspondantes du dextroracémate ou tartrate de chaux. Ici rien n’annonce l’hémiédrie. On peut obtenir assez facilement des cristaux assez gros pour en faire une étude attentive. Les cristaux sont toujours homoèëdres. Il est bien certain cependant que le lévoracémate de chaux est fort distinct du dextroracémate. Ainsi, mêlé

au dextroracémate, il donne immédiatement du racémate de chaux, qui se distingue si facilement du tartrate ou du lévoracémate.

J'ai insisté précédemment sur la propriété curieuse que possède ce sel de dévier à droite le plan de polarisation de la lumière quand on le dissout dans l'acide chlorhydrique, tandis que le tartrate dévie à gauche.

Il arrive très souvent, lorsqu'on précipite le lévoracémate de chaux, le dextroracémate ou le tartrate, qu'il se dépose d’abord une très grande quantité de petits cristaux en aiguilles excessivement déliées, groupées et divergentes à partir d’un centre, formant de petites houppes soyeuses. Ces houppes disparaissent du jour au lendemain, et, à leur place, on trouve le sel de chaux octaédrique en cristaux isolés. J'ai analysé ce sel de chaux en houppes, et je lui ai trouvé la composition du tartrate de chaux

C'H?205Ca0 + 4H0.

Le tartrate de chaux, le lévoracémate de chaux sont donc dimorphes. Je n'ai pu, même au microscope, distinguer la forme cristalline de ces petites aiguilles.

Composition du lévoracémate de chaux. — Un poids de maüère = 1 gr. 000 a fourni 0,4215 d’eau et 0,544 d’acide carbonique.

Ce qui donne en centièmes :

Carbone ns, DR CE EN EC EN LS Hydrogenet "re ER ER RER ES CICR EU

M. Dumas a trouvé dans une analyse du tartrate de chaux :

Carbone: 2 RES A Re CO LE 0 Hydrogène CE TE

La formule

C*H?205Ca0 + 4H0O exige, en supposant que la chaux reste à l’état de carbonate : Carbone. 44 GR RP 5e Hydrogène." CON EC TC CCR T CRE 4,6.

Le lévoracémate de chaux en houppes a fourni :

Carbone: 2 50, ER SE HYUTOSÈNEL EN NC RS PERRIN RE

Lévoracémate de soude et d'ammoniaque.

Nous avons étudié déjà la forme cristalline de ce sel, comparée à celle du dextroracémate, en commençant ce Mémoire. Lorsque ce sel

a été purifié par une ou deux cristallisations nouvelles, ainsi que je l'ai expliqué précédemment, il a exactement le même pouvoir rotatoire que le tartrate en valeur absolue.

On a observé, dans un tube de 50 centimètres, à la température de 16°5, la solution suivante :

Poids de l’eau — 60 gr. 270 Poids du sel —30 gr. 135. «

La déviation de la teinte de passage a été de 4%,8 \ à gauche. Le poids spécifique de la solution était, à 15°5, de 1,1499. En calculant le pouvoir rotatoire d’après la formule

où + désigne la déviation obtenue 49,8, / la longueur du tube, € la proportion en centièmes du sel, 3 le poids spécifique réel de la solution, on à :

[æ]; = 26°,0 S (teinte de passage).

Poids spécifique. — J'ai trouvé pour poids spécifique du lévoracémate, du tartrate et du dextroracémate de soude et d’ammoniaque sensiblement le même nombre. La moyenne est égale à 1,576.

Solubilités comparées du lévoracémate et du dextroracémate de soude et d'ammoniaque.

Deux tubes pleins de gros cristaux de ces sels ont été placés dans la glace. On y a ajouté de l’eau froide, et, une heure et demie ou deux heures après, on a versé ces solutions rapidement dans deux capsules dont les tares avaient été faites. Le poids de la solution de dextroracémate était de 15 gr. 444, celui de la solution de lévoracémate était de 15 gr. 189. On a ensuite évaporé dans l’étuve à eau bouillante jusqu’à ce qu'il n’y eût plus aucune perte appréciable à la balance. Il a fallu chauffer plus de vingt heures pour arriver à ce terme. Les solutions perdent une quantité très sensible d’ammoniaque dans cette opération. On a trouvé ainsi que la solution de dextroracémate saturée à 0 degré renfermait 15,17 pour 100 de sel séché à 100°, et que la solution de lévoracémate en renfermait 15,13 pour 100.

Afin de savoir à quel poids de sel cristallisé correspondaient ces nombres, il fallait rechercher combien les sels cristallisés perdaient de leur poids quand on les chauffait dans l’étuve à eau bouillante.

4 gr. 093 de dextroracémate ont perdu 1,070, et 4,032 de lévoracémate ont perdu 1,138, ce qui correspond à 28,61 et 28,22 pour 100. On

DISSYMÉTRIE MOLÉCULAIRE. ë

déduit de ces nombres que 21,25 et 21,09 sont les poids de sels cristallisés qui répondent à 15,17 et 15,13 de sels séchés à 100. En résumé, 100 grammes de solution lévoracémique saturée à 0 degré renferment 21 gr. 09 de lévoracémate de soude et d’ammoniaque cristallisé; et 100 grammes de solution dextroracémique saturée à 0 degré renferment 21 gr. 25 de dextroracémate de soude et d’ammoniaque cristallisé.

Les résultats précédents montrent de nouveau combien sont identiques toutes les propriétés des lévoracémates et des dextroracémates ou tartrates, tant qu'il ne s’agit pas du pouvoir rotatoire, de la forme cristalline, ou de la pyroélectricité.

Lévoracémate de soude et de potasse.

Si l’on sature deux poids égaux d'acide racémique, lun par la soude, l’autre par la potasse, que l’on fasse cristalliser la liqueur, il se dépose deux espèces de sels, le lévoracémate et le dextroracémate de ces deux bases, en poids égaux. Il suffit, pour s’en assurer immédiatement, de prendre un seul cristal, de le dissoudre et de le précipiter par un sel de chaux. Il ne se formera pas de racémate de chaux, mais du lévoracémate ou du dextroracémate.

Les cristaux sont isomorphes avec le sel double de soude et d’ammoniaque, étudié précédemment (fig. 1 et 4).

J'ai préparé le lévoracémate de soude et de potasse avec lacide lévoracémique isolé, et j'ai obtenu un sel identique avec les cristaux hémièdres à gauche, qui se déposent quand on essaye de faire le racémate de soude et de potasse par le procédé que nous venons d'indiquer. Le lévoracémate a tout à fait la forme, les propriétés et le pouvoir rotatoire, en valeur absolue, du sel Seignette. Seulement, il est hémièdre à gauche au lieu de l'être à droite.

Les cristaux de lévoracémate et de dextroracémate de soude et de potasse, obtenus en essayant de faire le racémate double de ces deux bases, diffèrent de ces sels obtenus directement avec les acides lévoracémique et tartrique isolés, en ce que, dans le premier cas, les facettes hémiédriques existent toujours, tandis qu’elles sont souvent absentes dans le second cas, dans le sel Seignette ordinaire, par exemple.

Il y a encore une autre remarque à faire sur les deux sels en question obtenus en essayant de faire le racémate de soude et de potasse, c’est que les cristaux sont souvent homoëdres en apparence, parce que les facettes hémiédriques se développent à gauche comme à droite. L'homoédrie est même quelquefois bien réelle. Car j'ai obtenu des cris-

taux homoëdres isolés, qui, par le sel de chaux, donnaient du racémate de chaux, ce qui prouve que le lévoracémate avait cristallisé avec le dextroracémate. Mais généralement lhomoédrie n’est qu'apparente, ce que l’on reconnaît avec le sel de chaux ou par une étude très soignée de la forme cristalline. Ainsi, j'ai dessiné (fig. 15) l'extrémité d’un cristal de dextroracémate de soude et de potasse. Le prisme droit à base rectangle, forme primitive du cristal, dont ABCD est la coupe par un plan perpendiculaire, est modifié sur les quatre arêtes vefticales, projetées aux points À, B, C, D par trois facettes à droite et deux seulement à gauche, en plaçant devant soi la face dont DC est la projection. En outre, toutes les ES intersections, au nombre de dix, de ces faces modi-

fiantes avec la base T sont tronquées, excepté les arêtes d’intersection

de la face T avec les deux faces #.

On voit qu'ici encore l’hémiédrie est indiquée; seulement, elle a revêtu un autre caractère. Comme les faces projetées en Æ étaient très peu larges comparées aux autres, le cristal paraissait d’une parfaite symétrie et d’une grande régularité. En en détachant une partie, j'ai très bien reconnu qu'il donnait un sel de chaux grenu, octaédrique, que, mêlé à du dextroracémate de chaux, il n’y avait pas formation de racémate de chaux, tandis que ce dernier sel prenait naissance dès qu'on mêlait la solution de cette portion de cristal, additionnée d’un

sel de chaux, avec le lévoracémate de cette base

Je ne m'arrêterai pas davantage à l'étude comparée des lévoracémates et des dextroracémates ou lartrates. Je dirai seulement que j'ai fait une étude détaillée de plusieurs autres lévoracémates et que je suis toujours arrivé aux mêmes résultats généraux. Je citerai principalement le lévoracémate de potasse, le lévoracémate acide de potasse, le lévoracémate acide d’ammoniaque, le lévoracémate neutre et le

lévoracémate acide de baryte.

Racémates.

Tout annonçait, d’après les résultats que nous venons d'exposer, que les racémates, c’est-à-dire les sels que l’on peut regarder comme la combinaison des lévoracémates avec les dextroracémates, ne seraient jamais hémiedres, et ne dévieraient point le plan de polari-

sation des rayons lumineux. J'ai fait une étude attentive de la forme

STEUR

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