‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 107 sur 414 · ACTE II, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE

deviendrons frères d'armes en France ^ Qu'il en soit ainsi, brave caporal Nym.

Nym.

Sur ma foi, je veux vivre aussi longtemps que possible, voilà le plus certain; mais si je ne peux pas vivre plus longtemps, eh bien 1 je mourrai comme je pourrai. C'est à quoi je suis résolu, et voilà le rendez-vous de l'affaire ^1 Bardolph.

Il est certain, caporal, qu'il a épousé Nell Quickly ; et, certainement, elle s'est mal conduite avec vous, puisque vous étiez son fiancé.

Nym.

Je ne saurais dire. Les choses sont ce qu'elles peuvent être. Les hommes peuvent dormir et avoir pendant ce temps-là leur gorge sur eux. Mais comme on dit, les couteaux ont des lames. Ça va comme ça peut. La patience a beau être une jument fatiguée, il faut qu'elle trotte. Voila mes conclusions. Enfin, je ne peux rien dire.

{Entrent PISTOL et MISTRESS QUICKLY).

Bardolph.

Voici l'enseigne Pistol et sa femme... Brave caporal, soyez calme... Gomment va mon hôte Pistol? Pistol.

Mauvais chien \ tu m'appelles ton hôte ! Par cette main, je dédaigne l'expression. Ma Nell ne louera plus de logements !

MisTREss Quickly.

Je n'en louerai plus longtemps sur ma foi ! Nous ne pouvons plus loger et nourrir douze ou quatorze aimables personnes, vivant honnêtement de leurs aiguilles, sans qu'on nous accuse de tenir un bordel ! {Nijm tire son épée). Notre- Dame, voilà qu'il dégaine ! Dieu I l'épée du caporal Nym I Il va recommettre ici des adultères et des meurtres ! Bon lieutenant Bardolph, brave caporal ne répondez pas ! Nym.

Bah!

\ Aux époques d'aventures, il arrivait souvent que des soldats s'improvisassent frères d'armes, ce qui les engageait, la guerre Unie, à nartager leur butin. Durant l'expédition du Conquérant, Kobert d'Oilv et Roger d'Ivry furent fratres jurati et Robert partagea avec Roger tous les honneurs qui lui furent accordés. (Note de Whalley).

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