‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 109 sur 414 · ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I

Nym.

Je te couperai la gorge, un jour ou l'autre, et de la belle façon ! Et voilà 1

PiSTOL.

Coupe le gorge', c'est le mot!... Je te défie encore. Chien de Crète! Oserais-tu prétendre à mon épouse .' ^on ! Va à l'hôpital, de l'étuve de l'infamie retire ce vautour femelle, de l'espèce de Cresside, qui a nom DoU Tear-Sheet et épouse-là ! J'ai et je garderai pour femelle la quandam Quickly I Et Pauca, c'est assez !

{Entre le PAGE).

Le Page.

Mon hôte Pistol, il faut venir voir mon maître. Vous aussi, hôtesse II est très mal et voudrait se coucher. Excellent Bardolph, tu devrais mettre ton nez entre ses draps, il remplirait l'office d'une bassinoire chaude. Mon maître est

tout à fait mal !

Bardolph.

Arrière, coquin !

MisTRESs Quickly.

Un de ces jours il servira de pudding aux corbeaux ! Le roi lui a brisé le cœur! Mon bon mari, viens de suite. {Mistress Quickly et le Page sortent).

Bardolph.

Allons, je ferai de vous deux amis. Nous devons aller ensemble en France, pourquoi le diable nous ferait-il prendre des couteaux pour nous couper mutuellement la gorge '. Pistol.

Que les flots débordent et que les démons hurlent après leur nourriture !

Nym.

Vous me paierez les huit shellings du pari que vous avez

perdu ?

Pistol.

Le coquin qui paie ses dettes est un être vil !

Nym.

Eh bien, j'aurai les huit sheUings ! Voilà !

Pistol.

Gela dépendra du plus brave. Fends-toi !

Bardolph.

Par cette épée, je tue celui qui porte le premier coup ! Par cette épée, je le ferai !

Pistol.

L'épée vaut un serment et les serments doivent être tenus.

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