‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 122 sur 414 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

Au même endroit.

Des troupes traversent la scène. Entrent NYM, BARDOLPH, PISTOL et le PAGE.

Bardolph.

En ayant ! En avant I En avant ! A la brèche ! A la brèche I

Nym.

Je t'en prie, lieutenant', contiens-toi. Les horions sont un peu durs, et, pour ma part, je n'ai pas une provision de vies. La plaisanterie est trop chaude et voilà mon refrain. Pistol.

Ton refrain est le plus exact des refrains. Car les plaisanteries abondent. Les coups vont et viennent. Les vassaux de Dieu tombent et meurent.

Et Vépée et le bouclier Sur le champ de bataille sanglant, Gagnent une immortelle renommée.

Nym.

Que ne suis-je à Londres, dans une maison d'ale ! Je donnerais toute ma renommée pour un pot de bière et un endroit sûr !

PiSTOL.

Moi aussi !

Si mes vœux pouvaient être exaucés, Mon projet s' aocomplirait

Et je volerais là-bas. ,

Le Page.

Aussi dûment, mais pas aussi loyalement que l'oiseau qui chante sur la branche.

{Entre FLUELLEN) K

Fluellen.

Sang de Tieu ! A la prêche, coquins ! Ne voulez-vous pas monter à la prêche !

{Il les chasse devant lui).

PiSTOL.

Aie pitié, grand commandant, des hommes d'argile ! Con-

1. Quoique Bardolph soit seulement caporal dans \e Roi Henry IV, Shakespeare l'a, dans cette pièce, désigné par inadvertance comme lieutenant.

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