‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 133 sur 414 · ACTE m, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE VI

entendra ta voix et Bardolph n'aura pas le fil vital coupé par une corde d'un penny et d'une manière ignominieuse. Capitaine, parlez pour lui sauver la vie et je vous serai recon-

naissant.

Fluellen.

Enseigne Pistol, je combrends en partie ce que vous voulez dire.

Pistol.

Alors, soyez heureux.

Fluellen.

Certainement, enseigne, ce n'est pas une histoire réjouissante ; car, voyez-vous, quand il serait mon frère, je voudrais que le duc agît selon son pon plaisir et l'envoyât a l'exécution. La discipline doit être observée i. Pistol.

Meurs et sois damné ! Et figo pour ton amitié!

C'est pien.

Pistol.

La figue d'Espagne !

Fluellen.

Très pien.

GOWER

C'est un coquin fieffé! Je me le rappelle maintenant, un maquereau, un coupe-bourse!

Fluellen.

Je vous assure qu'il broférait sur le pont les plus pelles baroles qu'on puisse jamais voir par un jour d ete, mais c'est très pien. Ce qu'il vient de me dire est très bon, je vous le garantis, quand l'occasion se trouvera.

GoWER.

C'est un imposteur, un menteur, un drôle qui va de temps en temps à la guerre pour, quand il retourne à Londres, se montrer sous un uniforme de soldat. Ces gens-la connaissent les noms de tous les commandants; ils vous apprennent par cœur toutes les affaires qui ont eu lieu ; et telle et telle lortification, et telle et telle brèche, et tel convoi, et qui s est distingué, et qui a été tué, qui a été déshonoré, et quelles étaient Kertes de l'ennem^i Ils vous racontent tout cela avec des expressions de guerre qu'ils assaisonnent de jurements nouveaux. Vous ne sauriez vous imaginer ce qu une barbe taillée comme celle du général et un mauvais costume de

i On lit dans l'Ordonnance des Batailles : « Item, que nul soit si hardi de toucher le corps de nostre seigneur, ni le vessel en. quel il estfsoul Pne d'estre trainé et pendu, et la teste avoir coupe ..

camp peuvent faire parmi des bouteilles écumantes et des esprits noyés dans l'aie! 11 faut apprendre à connaître les hontes de cette époque, autrement vous serez merveilleusement trompé.

Fluellen.

Je vais vous dire, capitaine Gower. Je m'aberçois qu'il n'est pas l'homme qu'il voudrait faire croire au monde qu'il est. Si je trouve un trou dans son bourboint, je lui dirai ma façon de benser.

{Batterie de tambours).

Ecoutez. Le roi va venir et j'ai à lui barler du pont. {Entrent le roi HENRY, GLOCESTER et des soldats). Fluellen.

Tieu pénisse Votre Majesté !

Le Roi Henby.

Eh bien, Fluellen? Viens-tu du pont?

Fluellen.

Oui, s'il blaît à Votre Majesté. Le duc d'Exeter a pravement défendu le pont. Le Français est repoussé, voyez-vous, et il y a maintenant des beaux et braves passages. L'ennemi voulait s'embarer du pont, mais il a été forcé de se redirer et le duc d'Exeter est maître du pont. Je feux tire à Votre Majesté que le duc est un prave homme. Le Roi Henry.

Quels hommes avons-nous perdus, Fluellen I

Fluellen.

La perdition de l'adversaire a été très grande, très raisonnablement grande. Pour ma part, je grois que le duc n'a pas perdu un homme, excepté un qui va être exécuté pour avoir volé une église, un Bardolph, si Votre Majesté gonnait l'homme. Sa face est toute de pourgeons, de bustules, de brotupérances et de flammes de feu ; ses lèvres lui soufflent dans le nez lequel est un charbon allumé, dandôt pieu et dandôt rouge. Mais son nez doit être exécuté et son feu éteint.

Le Roi Henry.

Nous voudrions qu'il en fût ainsi de tous les criminels. Nous recommandons de veiller expressément à ce que, dans nos marches à travers le pays, on ne prenne rien dans les villages aux pauvres gens sans le payer; qu'on n'adresse aucun outrage aux Français, qu'on ne se serve à leur endroit d'aucun mot dédaigneux. Quand la douceur et la cruauté jouent un royaume, c'est le plus doux des joueurs qui gagne le plus vite.

{Fanfares. Entre MONTJOY).

Montjoy.

Vous me reconnaissez à mon coslume.

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