ACTE I, SCENE IV 2i
L'Intendant.
Il vient, madame. Je l'entends.
GONERIL
Soyez aussi négligent qu'il vous plaira, à vous et à vos camarades. Je voudrais qu'il s'en fâchât. Si cela lui déplaît, envoyez-le à ma sœur, nous avons là-dessus les mêmes idées *. * Nous ne voulons pas être dominées. Il ferait beau voir un vieillard inutile, abuser d'une autorité dont il s'est dépouillé lui-même I Par ma vie, ces vieux fous redeviennent des enfants ! Quand ils abusent, il faut user envers eux de rigueur, au lieu de les cajoler*. Souvenez-vous de ce que je viens de vous dire.
L'Intendant.
Bien, madame.
Goneril.
Et traitez-moi ses chevaliers avec moins d'égards. Ce qui peut en résulter est sans importance. Je profiterai de la prochaine occasion pour m'expliquer là-dessus. Je vais écrire immédiatement à ma sœur, pour lui recommander d'agir comme moi. Qu'on prépare le dîner.
{Ils sortent).