‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 144 sur 414 · ACTE lY, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE lY, SCÈNE I

compte combien le roi a dû dépenser de veilles pour maintenir cette paix, dont les heures sont surtout profitables au paysan !

{Entre ERPINGHAM).

Erpingham.

Milord, les nobles, inquiets de votre absence, parcourent le camp pour vous trouver.

Le Roi Henry.

Mon bon vieux chevalier, réunis-les tous dans ma tente. J'y serai avant toi.

Erpingham.

Tout de suite, milord.

{Il sort). 0 Dieu des batailles ! Acière le cœur de mes soldats ! Ecarte d'eux la peur I Empêche-les de calculer, afin que le nombre de l'ennemi ne leur enlève pas le courage du cœuri Oublie, aujourd'hui, la faute qu'a commise mon père en prenant la couronne ! J'ai enterré le corps de Richard et, sur ' son cercueil, i'aiversé plusde larmes de repentirquela violence lui a fait couler de gouttes de sang ! Je paie, chaque année, cent cinquante pauvres qui, deux fois par jour, lèvent leurs mains desséchées vers le ciel, pour qu'il pardonne le sang répandu, et j'ai construit deux monastères* où des prêtres graves et solennels prient encore pour l'àme de Richard. Je ferai davantage, quoique mon pouvoir soit bien limité, puisque j'en suis encore réduit à demander pardon ! {Entre GLOGESTER).

Glocester.

Mon souverain !

Le Roi Henry.

N'est-ce pas la voix de mon frère Glocester?... Oui. Je sais ce que tu vas me dire. Je vais avec toi... Le jour, mes amis, et bien d'autres choses encore m'attendent.

{Ils sortent).

i. Un ae ces monastères était hanité par des moines Carthusiens et s'appelait Bethléem. Lautre, réservé aux religieux de l'ordre de Sainte-Brigitte, s'appelait Sion. Ils étaient situés sur chaque rive de la Tamise, près du manoir roval de Sheene, appelé maintenant Richmond.

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