‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 158 sur 414 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Devant le Pavillon du Roi Henry.

Entrent GOWER et WILLIAMS.

Williams.

Je parie que c'est pour vous faire chevalier, capitaine. [Entre FLVELLEN).

Fluellen.

Par la volonté de Tieu et son blaisir, capitaine, je vous subblie, maintenant, d'aller promptement auprès du roi. II y a peut-être plus de pien pour vous que votre connaissance ne beut le supposer.

Williams.

Monsieur, connaissez-vous ce gant?

Fluellen.

Si je connais ce gant? Je connais que ce gant est un gant.

Williams.

Je le sais aussi et je le réclame.

[Il le frappe).

Fluellen.

Par le sang, tu es le plus fieffé traître qui existe dans le monde entier, que ce soit en France ou en Angleterre ! GowER.

En quoi, monsieur? Vous êtes un drôle!

Williams.

Pensez-vous que je veuille me parjurer?

Fluellen.

Rangez-vous, capitaine Gower. Je vais venger cette traîtrise avec des goups, je fous le garantis. Je ne suis pas un traître !

Fluellen.

Tu en as menti par la gorge ! Je suis chargé, au nom de Sa Majesté de t'appréhender. Tu es l'ami du duc d'Alençon! [Entrent WARWICK et GLOGESTER).

Warwick.

Eh bien ! Que se passe-t-il ?

Fluellen.

Milord de Warwick, voici (Dieu en soit loué !) la plus contagieuse trahison qui ait jamais été mise en lumière ; une lumière, voyez-vous, comme on en désirerait une un jour d'été ! Voici Sa Majesté.

[Entrent le roi HENRY et EXETER).

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