‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 19 sur 414 · ACTE I, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IV

' Le Fou.

Un âne ne peut-il pas savoir quand la charrette tire le cheval? Hue, Jug*! Je t'aime.

Lear. ,

Quelqu'un d'ici me reconnaît-il? Ce n'est point Lear. Lear raarche-t-il ainsi? Parle-t-il ainsi? Où sont ses yeux? Ou son esprit s'affaibht, ou son discernement est en léthargie. Suis-je endormi ou éveillé? Sûrement cela ne peut pas être. Qui me peut dire qui je suis? L'ombre de Lear? Je voudrais être renseigné, car la souveraineté du savoir, de la raison, m'a peut-être persuadé à tort que j'avais des filles. Le Fou.

Qui voudraient que tu leur obéisses.

Lear.

"Votre nom, belle dame?

GONERIL

Monsieur, votre étonnement est de la même nature que vos récentes escapades. Je vous supplie de vouloir bien comprendre ce à quoi je suis décidée. Vieux et respectable comme vous l'êtes, vous devriez être sage. Or vous entretctenez ici cent chevaliers et écuyers, si désordonnés, débauchés, impudents, que notre Cour, souillée par leurs façons d'être, pourrait passer pour une auberge mal famée. L'épicuréisme et la luxure la font ressembler à une taverne, à un mauvais lieu, plus qu'à un palais favorisé par la présence d'un souverain. La pudeur même exige un remède immédiat. Accédez donc à mon désir si vous ne voulez pas que j'impose ce que je demande humblement. Réduisez votre train ; faites que ceux qui demeureront avec vous, continueront à vous servir, soient des hommes convenant mieux à votre âge, sachant mieux ce qu'ils sont et ce que vous êtes.

Lear.

Ténèbres et démons ! Qu'on selle mes chevaux I Qu'on fasse venir ma suite ! Dégénérée bâtarde! Je ne te gênerai pas plus longtemps! lime reste une fille.

GoNERIL.

Vous frappez mes serviteurs et votre racaille insolente commande à des gens qu'elle ne vaut pas ! (Entre ALBANY).

Lear.

Malheur à qui se repent trop tard!... C'est vous, monsieur-,.. Est-ce votre volonté? Parlez, monsieur... Qu'on

1. Whoop, JugI D'après Steevens, ce serait le refrain d'une vieille chanson.

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