‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 249 sur 414 · IV. — 2ô · texte numérisé non relu

IV. — 2ô

326 LA SECONDE PARTIE DE HENRY Vî

SUFFOLK

Paix, obstiné Warwick !

Warwick.

Image de l'orgueil, pourquoi me tairai-je?

(Entrent des serviteurs de SUFFOLK, introduisant HORNER et PIERRE).

SUFFOLK

Parce que voici un homme accusé de trahison I Dieu veuille que le duc d'York se trouve une excuse ! York.

Quelqu'un accuse York de trahison?

Le Roi Henry.

Que veux-tu dire, Sufifolk? Parle. Quels sont ces hommes?

SuFFOLK.

N'en déplaise à votre Majesté, voici l'homme qui accuse sou mailre de haute trahison, pour avoir désigné Richard, duc d'York, comme l'héritier légitime de la couronne d'Angleterre, et prétendu que vous étiez un usurpateur. Le Roi Henry.

Réponds l'homme, aurais-tu prononcé de telles paroles?

Horner.

N'en déplaise à votre Majesté, je n'ai jamais dit ou pensé pnreille chose! Dieu en est témoin, je suis faussement accusé par ce coquin !

Pierre, Par ces dix os*, milords, il me l'a dit, dans la mansarde, une nuit que nous étions en train de récurer l'armure de milord d'York.

York.

Vil fumier, méprisable drôle, j'aurai ta tête pour ces paroles de traître! Je supplie votre royale Majesté de lui l'aire appliquer les rigueurs de la loi ! Horner.

Hélas! mon Seigneur, qu'on me pende si jamais j'ai prononcé de pareilles paroles ! Mon accusateur est mon apprenti ot, l'autre jour, comme je le corrigeais pour une faute, il a jure à genoux que je le lui paierais! Je puis en témoigner, je supplie donc votre Majesté de ne pas perdre un honnête homme sur l'accusation d'un coquin!

Le Roi Henry.

Oncle, comment appliquer la loi?

1. C'est-à-dire : par mes doigts; comme tout à l'iieiire la duchesse disait : par mes dix commandements. L'adjuration est ancienne. On la trouve dans le Mystère de la Chandeleur qui date de 1512 : € But by their bonys ten, thei be so your untrue ».

Page 1