ACTE I, SCÈNE IV
Glocester.
Voici comment je jugerais, mon suzerain, s'il m'est permis. Nommez Somerset, régent de France; puisque York est soupçonné. Quant à ces gens, qu'on fixe un jour et un lieu convenable pour qu'ils se rencontrent en un combat singulier. Car l'homme peut témoigner de la méchanceté de son domestique. Telle est la loi et tel le jugement du duc Humphrey*.
Le Roi Henry.
Qu'il en soit donc ainsi. Nous nommons votre Grâce régent de France.
Somerset.
Je remercie humblement votre Majesté!
Horner.
Et moi j'accepte volontiers le combat.
Pierre.
Hélas! milord, je ne peux pas me battre! Pour l'amour de Dieu, ayez pitié de mon cas ! La rancune de cet homme prévaut contre moi. Que le Seigneur me fasse grâce! Jamais je ne serai capable de donner un coup! 0 Seigneur! Mon cœur!
Glocester.
Morbleu, ou vous vous battrez, ou vous serez pendu!
Le Roi Henry.
Qu'on les conduise en prison. Le combat aura lieu le dernier jour du mois prochain. Viens, Somerset, nous allons nous occuper de ton départ.
{Ils sortent).