‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 251 sur 414 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

Dans le jardin du duc de Glocester.

Entrent MARGERY JOURDALN, HUME, SOUTWELL ET B0LINGBR0KE2.

Hume.

Venez, mes maîtres. La duchesse, je vous le dis, attend l'exécution de vos promesses.

1. Dans la pièce originale, quarto 1600, au lieu de : « Quant à ces gens, etc., on lit ; " La loi, milord, est celle-ci : le cas n'étant pas clair, qu'on fixe un jour de combat, et que ces gens fassent mutuellement l'épreuve de leur droit et de leur tort. Le combat aura lieu le trentième jour de ce mois, avec des bâtons d'ébène et des sacs de sable, dans Smithfield, en présence de votre Majesté. »

2. « Ce généreux prince (Glocester), victime de toutes les intrigues de Cour, pour lesquelles son caractère n'était pas propre, mais aimé

BOLINGBROKE

Maître Hume, nous sommes prêts. Sa Seigneurie voudrat-elle voir et écouter nos exorcismes?

Hume.

Pourquoi pas ?Avez-vou s peur qu'elle manque de courage?

BOLINGBROKE

J'ai entendu dire que c'était une femme très résolue. Mais il sera utile, maître Hume, que vous vous teniez là-haut près d'elle, tandis que nous serons occupés en bas. Sur ce, je vous en prie, au nom de Dieu, laissez-nous.

{Hume sort).

Mère Jourdain, couchez-vous et mettez-vous sur le ventre. John Southwell, lisez. Maintenant à l'œuvre !

{Enlre la DUCHESSE, à un plan supérieur). La Duchesse.

Bien dit, mon maître, et la bienvenue à tous. Commencez. Le plus tôt sera le mieux.

BOLINGBROKE

Patience, bonne dame. Les sorciers connaissent leur moment. Il faut que la nuit soit profonde, noire, silencieuse. L'heure de la nuit où Troie fut livrée aux flammes, où les chouettes crient, où les chiens du village hurlent, où les esprits errent, où les fantômes sortent de leurs tombeaux, est celle qui convient le mieux au travail qu'il nous faut accomplir. Asseyez-vous, madame, et ne craignez rien. Celui que nous évoquons sera emprisonné dans une limite consacrée.

[Ils commencent les cérémonies habituelles, et font un cercle. Bolingbroke, ou Southwell, lit : Conjura te, etc. Tonnerre et éclairs. L'ESPRIT apparaît). * L'Esprit.

Adswnl

et considéré du peuple, avait déjà reçu de ses rivaux une mortification cruelle, dont il avait jus(iu'alors étoulTé le ressentiment, mais qu'il était impossible qu'un homme aussi sensible et aussi ardent que lui pût jamais oublier. Son épouse, fille de Reginald,lord Cobham, avait été accusée de magie ; on prétendait l'avoir surprise, elle et ses confidents, sir Roger Bolingbroke, poète, et un certain Margery d'Eye, exposant à. un feu lent, et avec des cérémonies diaboliques, une effigie du roi en cire, dans l'idée qu'une sympathie infernale épuisait peu à peu les forces de ce prince à mesure que l'action du feu agissait sur sa représentation. Cette accusation était bien inventée pour affecter 1 esprit faible et crédule de Henry, et pour s'accréditer dans un siècle d'ignorance, .\ussi iit-on le procès a la ducliesso et à ses prétendus complices. La nature de ce crime, si opposé atout sens commun, semulc toujours dispenser les accusateurs d'observer les règles du sens commun dans les preuves qu'ils produisent. Aus.si les accusés furent-ils déclarés coupables. On condamna la duchesse à faire publiquement amende honorable et à une prison perpétuelle. Les autres hirent exécutés. » (Hutne).

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