‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 299 sur 414 · ACTE IV, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VII

Savoie*. Que d'autres s'en prennent aux écoles de droit. Détruisons tout !

DiCK.

J'ai une demande à adresser à votre Seigneurie.

Cade.

Quand il s'agirait d'une seigneurie, tu l'aurais pour ce mot.

DiCK.

Je voudrais que les lois d'Angleterre émanassent de votre bouche^.

John, à part.

Par la messe ce seront alors des lois sanglantes. Il a été blessé à la bouche d'un coup de lance, et la plaie n'est pas encore guérie !

Smith, à part.

Ce seront plutôt des lois qui sentiront mauvais, car son haleine empeste le fromage rôti !

Cade.

J'y ai réfléchi. Il en sera ainsi. En avant ! Brûlez tous les registres du royaume ! Ma bouche sera le parlement de l'Angleterre !

John, à, part.

Nous aurons des lois mordantes, si on ne lui arrache pasles dents !

Cade.

Et dorénavant tous les biens seront en commun. [Entre un MESSAGER).

Le Messager.

Milord, une prise ! Une prise ! Voici lord Say, celui qui a vendu les villes en France ! Celui qui nous a fait payer, au dernier subside, vingt-et-un quinzièmes et un shelling par livre 1

[Entrent GEORGE BEVIS et LORD SAY).

Cade.

Il sera décapité dix fois ! Ah 1 c'est toi, lord de Soie^?

Non ! Lord de Serge, lord de Bougran ! Te voilà sous notre

juridiction royale ! Comment t'excuseras-tu, devant ma

Majesté, d'avoir donné la Normandie à Monsieur Basimecu,

grande expérience, qui avait passé sa vie à se battre au service du roi et de son père ». (Holinshed).

1. 11 ne fut jamais réédifié. Plus tard, sur son emplacement, Henry VU, fonda un hôpital.

2. Allusion à un passage où Holinshed parle de Wat Tyler. « On raconte que, portant la main à ses lèvres, il dit orgueilleusement qu'avant quatre jours, toutes les lois d'Angleterre sortiraient de sa bouche ».

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