‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 300 sur 414 · Say était le vieux mot pour Silh · texte numérisé non relu

Say était le vieux mot pour Silh

Dauphin de France? Devant cette assemblée, devant moi, lord Mortimer, sache que je suis le balai désigné pour balayer la Cour d'ordures comme toi. Tu as honteusement corrompu la jeunesse du royaume, en fondant une école de grammaire. Autrefois nos pères n'avaient pas d'autres livres que la coche et la taille ; à cause de toi, on emploie l'imprimerie', et au mépris de la tranquillité du roi, de la couronne, de sa dignité, tu as fait bâtir un moulin à papier 1 Tu te sers, cela sera prouvé, d'hommes qui parlent usuellement de noms, de verbes et autres abominables mots défendus à une oreille chrétienne ! Tu as créé des juges de paix qui appellent les pauvres gens devant eux et leur posent des questions auxquelles ils ne comprennent rien "-. Ces pauvres gens, tu les as fait jeter en prison, sous prétexte qu'ils ne savaient pas lire. Tu as été jusqu'à les pendre, tandis que leur ignorance prouvait à quel point ils étaient dignes de vivre I Tu as monté des chevaux caparaçonnés.

Say.

Après?

Cade.

C'est-à-dire que tu faisais porter des manteaux à ton cheval, quand des gens valant mieux que toi vont en chausses et en pourpoint !

DiCK.

Ou travaillent en chemise comme moi qui suis boucher I

Say.

Hommes du Kent...

DiCK.

Qu'est-ce que tu dis du Kent ?

1. L'accusation est un peu prématurée. Steevens suppose que l'auteur aurait été trompé par Daniel, qui, dans le sixième volume de son histoire des Guerres civiles, a introduit l'imprimerie et Tartillerie comme des inventions contemporaines.

De pareils anachronismes étaient, d'ailleurs, fréquents au temps de Shakespeare. Dans la tragédie intitulée Herod and Antipater, écrite par Gervais Markham et William Sampson, qui tous deux étaient des hommes lettrés, on trouve le passage suivant :

Thoug cannons roar, yet you tnust not be dcaf.

« Quoique les canons rugissent, vous ne devez pas être sourds ».

Spencer mentionne des étoffes faites à Lincoln durant le règne idéal du roi Arthur et décore un château de la même époque avec des étoffes d'Arras et de Tours. Chaucer signale des fusils au temps d'Antoine et de Cléopàtre, comme dans Antoine et Cléopâtre, nous avons vu Shakespeare parler d'un billard.

2. Dans la vieille pièce : « ... pour faire pendre d'honnêtes gens qui volent pour gagner leur vie ».

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