‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 301 sur 414 · ACTE IV, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE

Say.

Rien que ceci : Bona terra, mala gens *.

Cade.

Emmenez-le! Emmenez-le I II parle latin!

Say.

Laissez-moi continuer et vous m'emporterez où vous voudrez. César, dans ses Commentaires-, écrit que Kent est la contrée la plus policée de toute cette île^. Le pays est agréable, parce qu'il est rempli de richesses. Les gens y sont libéraux, vaillants, actifs, à leur aise, ce qui me fait espérer que vous îi'êtes pas dénués de pitié. Je n'ai pas vendu la Normandie ; pour rentrer en sa possession je donnerais ma vie. J'ai toujours rendu la justice avec indulgence. Les prières et les larmes m'ont toujours touché; les présents, jamais. Quand ai-je exigé quelque chose de vous, si ce n'est pour la prospérité du Kent, du roi, et pour la vôtre? J'ai beaucoup donné aux savants clercs, parce que c'est ma science qui m'a fait distinguer du roi; parce que j'ai vu que l'ignorance était une malédiction de Dieu, et le savoir, l'aile qui nous transporte au ciel. A moins d'être possédé du diable, il est impossible que vous en veuilliez à ma vie. Cette langue a parlé aux rois étrangers en votre faveur...

Quand as-tu été sur le champ de bataille?

Say.

Les grands hommes ont le bras long. J'ai souvent frappé des gens que je n'avais jamais vus, et frappé à mort. George.

0 ! monstrueux renard ! Tu les frappais dans le dos !

Say.

Mes joues ont pâli à force de veiller pour votre bien.

Page 1