‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 317 sur 414 · En français dans le texte · texte numérisé non relu

En français dans le texte

2. L'auteur, en faisant tuer Clifford par York, commet une erreur historique.

Ajoutons qu'au commencement de la troisième partie de Henry VI il oubliera cette scène et racontera la mort de Clifford suivant la tradition :

Lord Clifford and lord Stafford ail abreast Charg'd ourmain battle's front; and breaking in, Were by the swords of comrnoa soldiers slain. L'inconséquence doit être imputée à l'auteur de la Vraie Tragédie de Richard duc d'York, d'où a été tirée la troisième partie du Roi Henry VI.

3. A partir des mots : s Que vois-tu en moi, York »? jusqu'à la fin de la scène, le texte de l'ancienne pièce a été altéré. Voici le texte primitif :

York.

Maintenant, Clifford, puisqu'on nous laisse seuls, ce jour sera le der-

Le Jeune Clifford.

Honte et confusion! Tout est en déroute I La peur engendre le désordre et le désordre blesse ceux qu'il voudrait défendre. 0 guerre, fille de l'enfer dont les cieux en courroux font leur ministre, mets dans les cœurs glacés de nos partisans les charbons ardents de la vengeance * ! Que le soldat ne prenne pas la fuite ! Celui qui s'est consacré tout entier à la guerre doit se sacrifier lui-même, tandis que l'égoïste, n'est valeureux que par occasion. {Voyant le cadavre de son père). Que le monde méprisable finisse et que les flammes du jugement dernier confondent le ciel et la terre I Que la trompette universelle domine les rumeurs insignifiantes! Etais-tu donc condamné, cher père, à user ta jeunesse dans la paix, à revêtir la livrée argentée de l'expérience, pour, à cette époque de ta vie, quitter ton fauteuil et succomber à un combat acharné? A cette vue mon cœur est devenu de pierre, et restera de pierre tant qu'il m'appartiendra I York n'épargne pas nos vieillards, je serai donc sans pitié pour leurs enfants ! Les pleurs des vierges seront pour moi de la rosée sur du feu, et la beauté qui retient souvent la main de la tyrannie, pour mon courroux flamboyant de l'huile et de la cire ! Dorénavant, je n'aurai rien à voir avec la pitié ! Si je rencontre un enfant de la maison d'York, je le couperai en petits morceaux, comme Médée en courroux fit du jeune Absyrte! Je veux que ma cruauté soit connue! {Emportant le corps). Viens, ruine nouvelle de la vieille maison de Clifford ! Enée porta le vieil Anchise, comme lui je te porterai sur mes épaules d'homme. Mais Enée portait un corps vivant, moins lourd que ce triste fardeau, qui m'accable de douleur !

{Il sort).

{Entrent RICHARD PLANTAGENET et SOMERSET combattant. SOMERSET est tue).

Richard.

Demeure étendu là. En mourant sous cette enseigne de maison d'ale représentant le Château de Saint-Albans, Somerset aura rendu fameuse la sorcière qui le lui avait pré-

nier pour l'un de nous, car mon cœur a juré une haine éternelle à toi et à toute la maison de Lancastre.

Clifford.

Je m'arrête, je mets mon pied contre le tien, jurant de ne pas le retireravantqueFun denousdeux soit tué ; car jamais mon cœurne sera en repos, tant que je n'aurai pas supprimé la haïssable maison d'York !

i. Ainsi dans le 140* Psaume :

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