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On l'appellera le parlement sanglant, à moins que Plantagenet, duc d'York, soit roi. Le sort a déposé le timide Henry dont la couardise a fait de nous la risée de nos ennemis. York.
Ne me quittez pas, milords. Montrez-vous résolus ; j'entends prendre possession de mes droits.
Warwick.
Ni le roi, ni celui qui l'aime le mieux, le plus fier des partisans de Lancastre, n'osera remuer l'aile si Warwick agite sa sonnette *. Je vais planter Plantagenet, le déracme qui l'ose!.
IWarwick installe York sur le trône et s'assied près de lui).
{Fanfares. Entrent LE ROI HENRY, CLIFFORD, NORTHUMBERLAND, WESTMORELAND, EXETER et autres, la rose rouge au chapeau).
Le Roi Henry.
Milords, vovez où s'assied ce hardi rebelle ! Dans le fauteuil de l'Etait! Peut-être a-t-il l'intention (soutenu par le pouvoir de Warwick, ce pair déloyal) de prétendre à la couronne et de régner en qualité de roi? Comte de Northumberland, il a tué ton père ; le tien aussi, lord ClifFord ; et tous deux avez juré de vous venger, sur lui, sur ses fils, ses favoris et ses amis.
NORTHUMBERLAND
Si je ne le fais pas, que le ciel se venge sur moi.!
Clifford.
C'est dans cet espoir que Clifford porte le deuil avec deâ vêtements d'acier.
Westmoreland.
Souffrirons-nous pareille chose? Arrachons-le de ce siège. Mon cœur bout de colère. Je ne puis supporter cela I Le Roi Henry.
Soyez calme, gentil comte de Westmoreland.
Clifford.
La patience est pour les poltrons tels que lui. Il n'oserait pas s'asseoir à cette place si votre père vivait. Mon gracieux maître, ici, dans ce parlement, laissez-nous attaquer la famille d'York.
Northdmberland.
Voilà qui est bien parlé, cousin. Qu'il en soit ainsi.
1. Allusion à la fauconnerie. Les fancons portaient quelquefois de petites sonnettes, pour effrayer les oiseaux.
Le Roi Henry.
Ne savez-vous pas que la ville est pour eux et qu'ils ont pour les soutenir des régiments de soldats?
EXETER
Quand le duc sera tué, ils ne tarderont pas à s'enfuir.
Le Roi Henry.
Dieu garde Henry de faire une boucherie du parlement! Cousin d'Exeter, les regards sévères, les paroles et les menaces, tels sont les moyens dont j'entends me servir.
(Il se dirige vers le duc).
Factieux duc d'York, descends de mon trône et agenouille-toi à mes pieds pour demander ton pardon et ta grâce. Je suis ton souverain.
York.
Tu te trompes; je suis le tien.
ExETER.
Par pudeur, descends. C'est lui qui t'a fait duc d'York.
York.
Ce duché était mon héritage, comme le comté de March *.
EXETER
Ton père fut traître à la couronne.
C'est toi, Exeter, qui es traître à la couronne, en suivant l'usurpateur Henry.
Clifford.
Qui suivrait-il, sinon un roi légitime ?
Warwick.
En effet, Clifford; et ce roi c'est Richard, duc d'York.
Le Roi Henry.
Je suis debout et tu es assis sur mon trône !
York.
Cela doit être et cela sera ainsi. Tâche de t'en contenter.
Warwick.
Sois duc de Lancastre et laisse-le être roi.
Westmoreland.
Il est roi et duc de Lancastre et cela lord Westmoreland le maintiendra.
Warwick.
Et Warwick le désapprouve. Vous oubliez que c'est nous qui vous avons chassé du champ de bataille, qui avons tut vos pères, et qui, étendards au vent, avons marché à travers la Cité jusqu'aux portes du Parlement.
i. York veut probablement dire qu'il a hérité du duché d'York de on père, et du comté de March de sa mère. {Note de Malone).